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Source : Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
Dernière mise à jour : 28/01/08
Données géographiques
Nom officiel : République du Togo
Superficie : 56 785 km²
Population : 6 millions d’habitants (PNUD, 2004)
Capitale : Lomé
Villes principales : Sokodé, Kara, Kpalimé, Atakpamé
Langue officielle : Français
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)
Fête nationale : 27 avril (proclamation de l’indépendance en 1960)
Données démographiques
Croissance démographique : 2,5% par an (PNUD, 2004)
Espérance de vie : 54,5 ans (PNUD, 2004)
Taux d’alphabétisation : 53,2% (PNUD, 2004)
Religion(s) : Animisme (50%), christianisme (30%), islam (20%)
Indice de développement humain : 0,495 / 147ème sur 177 pays (PNUD, 2006)
Données économiques
PIB : 2,2 milliards de dollars (BM, 2006)
PIB par habitant : 350 dollars (The E.I.U., 2006)
Taux de croissance : 2% (DGTPE, 2006)
Taux de chômage : nd
Taux d’inflation : 2,2% en 2004 (DGTPE, 2006)
Solde budgétaire : -1% du PIB (DGTPE, 2006)
Balance commerciale (FOB) : -252 millions d’Euros (DGTPE, 2006)
Principaux clients : Ghana, Burkina, Bénin (DGTPE, 2006)
Principaux fournisseurs : France, Chine, Inde (DGTPE, 2006)
Part des secteurs d’activités dans le PIB :
Primaire : 43% ;
Secondaire : 22 % ;
Tertiaire : 35% (Banque de France, 2004)
Exportations de la France vers le Togo : 167 millions d’Euros (DGTPE, 2006)
Importations françaises du Togo : 13 millions d’Euros (DGTPE, 2006)
Consulat de France : Lomé
Communauté française au Togo : 2 700 personnes immatriculées en 2006
Communauté togolaise en France : 9 000 au 1er janvier 2007
Situation politique
Afin de régler la crise politique togolaise, le Président Gnassingbé Eyadéma avait accepté, en avril 2004, 22 engagements démocratiques souscrits auprès de l’UE. Son décès, le 5 février 2005, a ouvert une crise politique et institutionnelle, marquée par l’arrivée au pouvoir de son fils Faure Gnassingbé, à la faveur d’un coup d’Etat « institutionnel », puis l’ élection de celui-ci à la Présidence dans des circonstances troublées, le 24 avril 2005. Depuis, la situation politique s’est considérablement améliorée.
Le Président Faure Gnassingbé a immédiatement affirmé sa détermination à mettre en œuvre un processus sincère de démocratisation et d’édification de l’Etat de droit au Togo. Ainsi, un gouvernement d’ouverture (juin 2005), dirigé par Edem KODJO, membre de l’opposition modérée, a engagé la reprise du dialogue national, notamment sur le cadre électoral et l’organisation d’élections législatives transparentes. Présidé par Me AGBOYIBO, membre de l’opposition (Comité d’Action pour le Renouveau - CAR) ayant choisi d’adopter une attitude constructive, le dialogue inter-togolais a connu diverses difficultés, dues notamment à l’intransigeance de l’opposition radicale. La médiation du Président Burkinabé, a permis de déboucher, le 20 août 2006, sur la signature d’un accord politique global (APG) par l’ensemble des partis.
Les organisations régionales africaines (UA et CEDEAO), critiques à l’égard du Togo lors du « coup de force institutionnel » qui avait permis l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé, se sont félicitées de la signature de l’Accord de Lomé du 20 août, comme l’OIF qui a affirmé sa disponibilité à accompagner le Togo dans la mise en œuvre de cet accord. Enfin, le commissaire Louis MICHEL a qualifié la signature de cet accord de « pas fondamental vers une réconciliation nationale durable, élément essentiel devant permettre de procéder à la normalisation de la coopération entre le Togo et l’Union européenne ».
Nommé Premier ministre le 16 septembre 2006, Me AGBOYIBO a constitué un gouvernement d’union nationale, sans l’UFC (Union des Forces du Changement, de Gilchrist Olympio), qui estimait que le poste lui revenait « de droit ».
Reportées pour des raisons techniques, les élections législatives, auxquelles s’étaient engagées les autorités togolaises vis-à-vis de l’UE, ont eu lieu le 14 octobre 2007. Après y avoir fait obstruction, l’UFC s’est finalement ralliée au processus. Près de 3 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire 81 députés au scrutin proportionnel. Les élections se sont déroulées en présence de missions d’observations électorales nationales et internationales (dont l’UE, la CEDEAO et l’OIF) qui ont salué le bon déroulement du scrutin, dans une atmosphère pacifique.
Les résultats définitifs ont été annoncés le 30 octobre par la Cour Constitutionnelle. Le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais, du Président Faure GNASSINGBÉ) obtient la majorité absolue avec 50 sièges, devant l’UFC (27 sièges) et le CAR du Premier ministre AGBOYIBO (4 sièges). Le taux de participation s’établit à 85%. En nombre de voix, l’UFC talonne le RPT (55.000 voix d’écart) qui doit sa large victoire au mode de scrutin et à un découpage électoral favorable.
M. Komlan Mally (RPT), Ministre de la ville et de l’urbanisme du précédent gouvernement, a été nommé Premier ministre du Togo le 3 décembre 2007. Les 22 ministres de l’équipe gouvernementale sont pour la plupart issus du parti présidentiel. L’UFC de Gilchrist Olympio et le CAR de l’ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo ont décliné la proposition du Président Faure Gnassingbé de participer à un gouvernement d’union nationale. Il convient de noter que le portefeuille de la défense est désormais rattaché à la Présidence. L’ancien ministre de la Défense, Kaptcha Gnassingbé, demi-frère du Président qui incarne l’aile conservatrice du RPT, ne fait plus partie du gouvernement. Enfin, le poste de ministre des affaires étrangères revient à Léopold Gnininvi, personnalité issue de l’opposition modérée et ancien ministre de l’énergie.
Situation économique
L’économie repose sur le commerce de transit, le secteur agricole et sur l’exploitation des phosphates. Le secteur informel est très important. La croissance demeure faible alors que l’accroissement démographique reste élevé (taux annuel de 2,5 % environ).
La situation économique s’est fortement dégradée au cours des dix dernières années. Après les dernières élections législatives, un réengagement des bailleurs de fonds est attendu dont dépendra la capacité du Togo à entamer les réformes nécessaires (infrastructures, énergie, banques, coton , phosphates...). Le règlement des arriérés et de la dette extérieure (81% du PIB, estimée à 1,8 Mds$ à la fin 2006), considérée comme insoutenable à long terme, sera crucial.
Afin de sortir de cette impasse, nuisible à son développement, le Togo a demandé la reprise de la coopération européenne. Les relations entre l’UE et le Togo sont régies, depuis avril 2004, par les consultations, au titre de l’article 96. Le Conseil européen a décidé, en novembre 2006, la reprise de la coopération communautaire avec le Togo, suite à la définition d’un cadre électoral consensuel et à l’annonce d’une date pour des élections législatives anticipées. Dans ce cadre, la Commission a notifié au Togo, le 8 décembre 2006, l’enveloppe du 9ème FED, sur la base d’un montant de 20,8 M€. Quelques semaines plus tard, encouragée par la bonne volonté des nouvelles autorités togolaises, elle a réévalué cette dotation à 41,6 M€, comme le Commissaire Louis Michel l’avait souhaité. Au titre du 10ème FED (2008-2013), le Togo devrait se voir allouer une dotation de base de 98,5 millions d’Euros (enveloppe A). Cette dotation pourra être complétée par une « tranche incitative » de 25 %, allouée en fonction des progrès accomplis dans le domaine de la gouvernance. Les secteurs de concentration privilégieront les infrastructures et la gouvernance.
La Banque mondiale, envers laquelle le Togo a des arriérés estimés à 135 M$, a effectué un retour dans le cadre de son initiative LICUS (Low income countries under stress). Le FMI conduit actuellement un SMP (Staff Monitored Program) qui pourrait, à terme, déboucher sur une FRPC (facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance), à condition notamment que la question des arriérés envers la Banque mondiale soit réglée. Dans cette hypothèse, le Togo sera éligible aux programmes d’annulation de la dette et pourra à nouveau bénéficier des financements des bailleurs multilatéraux dont il a besoin.
Le Président EYADÉMA avait développé une diplomatie active au niveau régional. Doyen des chefs d’Etat africains, il avait présidé la CEDEAO en 1998-1999 puis l’OUA en 2000-2001. Il s’était également impliqué dans diverses médiations : Guinée, Sierra Leone (accord de juin 1999) et Côte d’Ivoire, en tant que coordinateur du groupe de contact de la CEDEAO, jusqu’à l’accord de Marcoussis.
Même si la diplomatie togolaise est désormais très concentrée sur la relation avec l’Union européenne, le Togo cultive ses relations de bon voisinage et les étend progressivement aux pays de l’Afrique centrale, notamment avec le Gabon et la RDC. Dans le même temps, ce pays diversifie ses relations en se rapprochant de la Chine, de l’Iran, de la Libye et du Maroc.
En matière militaire et d’opérations de maintien de la paix, il convient de souligner le rôle joué par le Togo dans la crise ivoirienne, avec une participation à l’ONUCI (326 hommes) et l’accueil du détachement aérien de l’opération française Licorne de 2004 à 2007.
Relations bilatérales
Relations politiques
A partir de 1998, la France a inscrit son action dans le cadre de l’Union Européenne, en promouvant des consultations UE-ACP, puis en nommant en 1999 un des quatre facilitateurs indépendants sollicités par les parties togolaises, en la personne de M. Bernard STASI, médiateur de la République.
Les relations politiques comptent de nombreuses visites bilatérales, avec notamment la visite de travail, en juillet 1999, du Président de la République à Lomé qui a contribué à la conclusion de l’accord-cadre de Lomé entre les partis de l’opposition et la majorité Présidentielle. Le ministre des Affaires étrangères, M. de VILLEPIN s’est rendu à Lomé en novembre 2002, dans le cadre d’une tournée africaine sur la Côte d’Ivoire. Réciproquement, le Président EYADEMA a effectué régulièrement des visites privées en France, comme en juin 2002 ou en mars 2004. M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, a reçu, le 16 janvier 2008, le ministre de la Coopération, du Développement et de l’Aménagement du Territoire de la République du Togo, M. Gilbert Bawara.
Le ministre de la Fonction publique, M. Christian JACOB s’est rendu en visite à Lomé, où il a été reçu par le nouveau président GNASSINGBE, le 20 juillet 2006. Le Président Faure GNASSINGBE a effectué une visite officielle en France du 7 au 9 septembre 2006, durant laquelle il a été reçu par le Président de la République. Il s’est également entretenu avec le ministre de la Défense, Mme Michèle ALLIOT-MARIE, et le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe DOUSTE-BLAZY. Cette visite, qui intervenait quelques jours après la conclusion du dialogue politique intertogolais et la signature de l’Accord de Lomé du 20 août, a permis de faire le point avec le Président togolais sur le processus de démocratisation et d’édification de l’Etat de droit, que la France soutient et encourage.
M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, a reçu, le 16 janvier, le ministre de la Coopération, du Développement et de l’Aménagement du Territoire de la République du Togo, M. Gilbert Bawara.
Cette visite est intervenue au lendemain des élections législatives du 14 octobre 2007 qui ont constitué une échéance cruciale pour le renforcement du processus démocratique et en vue d’une normalisation des relations du Togo avec la communauté internationale. M. Jean-Marie Bockel et son homologue ont évoqué ainsi la reprise d’une pleine coopération du Togo avec l’Union européenne et les perspectives de retour du FMI et de la Banque mondiale. Ils sont revenus notamment sur la question des arriérés du Togo vis à vis des institutions financières internationales.
Cet entretien a permis également de faire le point sur notre coopération bilatérale et d’évoquer le futur Document Cadre de Partenariat entre la France et le Togo. La France est le principal bailleur de fonds bilatéral intervenant dans ce pays.
Relations économiques
La France est l’un des principaux partenaires commerciaux du Togo. Les exportations françaises, qui s’élèvent à 167 millions d’Euros en 2006, se concentrent sur 5 catégories de produits : préparations pharmaceutiques (24%), produit pétroliers raffinés (13 %), produits agricoles ou issus des industries agroalimentaires (5%), automobiles (4%) et équipements informatiques (4%). Il convient de noter le recul continu de nos exportations depuis 2003, avec une baisse de 5% en 2006.
Nos importations, qui s’élèvent à 13 millions d’Euros en 2006, enregistrent un recul de 15% par rapport à 2005. Il s’agit principalement de produits agricoles.
On dénombre une vingtaine de filiales de sociétés françaises ainsi que plusieurs entreprises à intérêts français, en particulier dans les secteurs des assurances (Axa, AGF), de la banque (BNP Paribas détient 48% du capital de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie, deuxième banque du pays), de l’hôtellerie (Accor), des transports (Air France, Bolloré et Navitrans pour la manutention portuaire), des hydrocarbures (Total), du BTP (Sogea et Colas), des communications (Alcatel) et de l’agroalimentaire (Castel, Dagris via sa filiale Nioto).
Coopération culturelle, scientifique et technique
La coopération bilatérale entre la France et le Togo a été interrompue entre 1993 et 1994, puis de novembre 1998 à août 1999. Depuis, notre coopération a progressivement repris. Selon les chiffres du CAD de l’OCDE, elle a porté en 2006 sur 33,34 millions de Dollars, faisant de la France le premier bailleur bilatéral du Togo.
En 2007, l’aide française comprend notamment une aide budgétaire affectée au fonds consacré aux élections législatives (3 millions d’Euros).
Dans la perspective d’un retour des bailleurs de fonds, l’appui français devrait s’inscrire dans une démarche de coordination et de complémentarité, notamment avec l’UE. L’aide française devrait privilégier 3 secteurs de concentration relevant des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : l’éducation, les infrastructures urbaines et la santé. Les actions de coopération conduites dans ces domaines seront mises en œuvre par l’Agence Française de Développement.
Des objectifs transversaux prioritaires seront également mis en œuvre par le MAEE : l’appui à la gouvernance, la promotion de la francophonie et de la diversité culturelle et le développement de la coopération de proximité.
Ces actions seront inscrites dans le futur Document Cadre de Partenariat (DCP) en cours d’élaboration entre la France et le Togo.
Autres types de coopération
Les principaux secteurs bénéficiaires des versements de l’AFD sur le cycle 1998-2002 ont été les secteurs sociaux : éducation (26%), hydraulique urbaine (24 %), santé (23 %). En 2003, l’AFD, suite aux conséquences de la crise ivoirienne, a privilégié une approche d’intégration régionale en améliorant les dessertes des pays sahéliens (renforcement de la route nationale n° 1 à hauteur de 9 M€ avec la Banque ouest-africaine de développement, et amélioration de la desserte avec le Burkina Faso).
Voir aussi :
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