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Entreprises Territoires et Développement

Rapport annuel 2010

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1. Evolution de l’environnement

1.1. Environnement global

En 2010, le Togo et le Bénin ont adhéré à la mobilisation internationale à travers de la mise en œuvre des Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté. Au plan politique, l’année a coïncidé avec l’organisation des élections présidentielles (Togo) et la préparation de ces élections au Bénin. Au plan économique, l’année a permis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE avec l’apurement d’importantes dettes vis-à-vis des principaux bailleurs de fonds de ces pays.

Les deux pays ont entrepris des réformes institutionnelles importantes pour garantir la bonne gouvernance et une gestion plus rationnelle des finances publiques. Cette période a aussi été favorable à la mise en en œuvre des grands programmes multilatéraux de développement agricole au sein de la CEDEAO.

2.2. Environnement sectoriel

2.2.1. Secteur agricole

Au Togo, la politique agricole s’inscrit dans la perspective de mise en œuvre du PNIASA qui découle du DSRP pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les objectifs de développement prioritaires sont notamment de :

  • Améliorer la productivité des exploitations agricoles et promouvoir un développement agricole durable ;
  • Réduire le taux de dépendance des produits alimentaires vis à vis des importations ;
  • Faciliter l’accès au marché porteur des produits agricoles.

Au Bénin, la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté assigne au secteur agricole cinq objectifs fondamentaux :

  • Accroître la disponibilité de produits alimentaires pour les populations rurales et urbaines tout en garantissant leur qualité et leur accessibilité à tous ;
  • Accroître les revenus des acteurs du secteur ;
  • Accroître les ressources ou diminuer les dépenses en devises à partir du secteur ;
  • Assurer l’accroissement des emplois ;
  • Garantir une gestion durable des terres, des zones d’élevage et de pêcherie ».

2.2.2. Secteur de la décentralisation

Au Togo, la décentralisation n’est pas encore effective (les communes ne sont pas encore instituées). La lettre sectorielle en matière de consolidation de la décentralisation définit les huit principes stratégiques qui vont guider le gouvernement togolais dans l’instauration de la décentralisation :

  • Clarifier et compléter le cadre juridique existant ;
  • Généraliser la mise en œuvre des collectivités locales décentralisées sur tout le territoire national ;
  • Dynamiser le système de financement des collectivités locales ;
  • Doter les collectivités territoriales décentralisées de ressources humaines et renforcer leur capacités ;
  • Mettre en place un système d’appui aux collectivités territoriales décentralisées ;
  • Améliorer le fonctionnement du contrôle de l’Etat et renforcer la déconcentration de l’Etat.

Au Bénin, les premières élections municipales ont été organisées dans les 77 communes du Bénin en 2003. Des institutions publiques (Mission de la décentralisation, Maison des Collectivités Locales, etc.) et de nombreux projets accompagnent les collectivités locales. Un Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADEC) a été créé. La loi a attribué aux communes sept domaines de compétences :

  • Développement local et aménagement ;
  • Infrastructures, équipements et transports ;
  • Environnement, hygiène et salubrité ;
  • Enseignement primaire et maternel ;
  • Alphabétisation et éducation des adultes ;
  • Santé, action sociale et culturelle ;
  • Services marchands et investissements.

Les structures d’accompagnement des collectivités locales décentralisées interviennent généralement dans les domaines suivants :

  • Appui à la définition des plans de développement communaux ;
  • Eenforcement des compétences du personnel des communes et des élus ;
  • Cofinancement des investissements.

Peu d’interventions et d’initiatives ont été prises jusqu’à maintenant dans le domaine de l’appui des communes à promouvoir le développement économique local.

2. Evolution de la structure

La structure opérationnelle a été revue : deux départements ont été créés. Le manuel de procédures de gestion comptable, financière et administrative a été revu. Au niveau de la gouvernance, la base sociale d’ETD a été élargie de même que le Conseil d’Administration renouvelé. Dans le cadre du management de connaissances, 7 documents ont été rédigés et 6 publiés sur UNGANA.

Cinq nouveaux partenariats ont été développés notamment avec l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre de trois projets prioritaires du PNIASA financés par la Banque Mondiale et le FIDA.

3. Evolution des programmes

3.1. Accès aux marchés et agriculture familiale

Deux programmes ont été conduits au cours de l’année sous ce département : (i) la promotion d’entreprises d’accès au marché urbain pour l’agriculture familiale ; (ii) l’appui à la professionnalisation du CCFR-B dans la fourniture de services économiques à ses membres.

Les avancées connues en 2010 ont été les suivantes :

  • La promotion de 18 ESOP (Entreprises de services et organisations de producteurs) intervenant principalement sur le riz (13) et soja (5) avec comme principaux impacts ; 6548 producteurs directement touchés, 830 millions de FCFA (soit 1 265 327 euros) de chiffre d’affaires réalisés par les ESOP, 96 emplois nets et 1 272 équivalents emplois créées ;
  • Le renforcement de capacités techniques de production et de commercialisation de l’ensemble des producteurs à travers l’aménagement sommaire de bas-fonds, la mise en relation avec les institutions de microfinance, la formation aux itinéraires de production
  • La mise en œuvre d’une démarche de capitalisation et d’échanges de savoirs de ETD en matière d’insertion des producteurs au marché
3.2. Décentralisation et de développement économique local

Deux programmes ont été mis en œuvre : (i) programme d’appui à la gouvernance locale dans le Haho et le Moyen Mono (ii) le renforcement des capacités de production et de commercialisation des producteurs en appui au conseil de préfecture de Blitta. Les principales réalisations sont :

  • Recrutement et formation du personnel dédié à la mise en œuvre de chacun des programmes,
  • Mise en place des comités de pilotage des deux programmes.

4. Eléments financiers

En 2010, le budget total de ETD s’élève à 361 750 euros, soit 237,29 millions de FCFA Ceci représente une augmentation de 20 % environ par rapport à 2009. L’objectif prévisionnel 2010 de 450 000 euros n’a pas été atteint. La non atteinte des prévisions est essentiellement liée à des reports de démarrage de projets toujours en négociation, en particulier avec la Banque Mondiale.

Documents joints