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Agence pour la promotion de la Petite et Moyenne Entreprise / Agriculture et Artisanat

Rapport annuel 2015

L’année 2015, année international des sols a été aussi l’année des négociations sur le climat à Paris. Comme l’a si bien dit, le secrétaire générale des Nations Unis, Ban Ki-Moon, « La gestion durable des sols est un élément fondamental de la réalisation des objectifs de développement durable – dont beaucoup traduisent le caractère central des sols, sources de vie, de nourriture et d’eau. ». Au Burkina comme ailleurs, les terres (les sols) sont les seuls moyens de productions à la portée des petits producteurs agricoles. Soutenir des mécanismes d’utilisations durables de cette ressource tout en permettant à ces groupes cibles de vivre décemment du fruit de leur travail, nous a paru utile cette année. Ces pourquoi, nous avons investis avec l’aide de nos partenaires environ 270 millions de FCFA au profit de 23 600 petits producteurs sur les actions prioritaires suivantes :

Accompagner l’agriculture familiale

Nos techniciens ont accompagné les producteurs dans 11 régions du Burkina. Dans, les régions du Centre Ouest, du Centre Sud, du Plateau Central, Sahel, Centre Est, Est, Nord, Ouest et du Sud-Ouest, nos agents et partenaires terrains ont accompagnés environ 23 600 petits producteurs dans la production du soja, de l’oignon, du niébé, du sésame, du maïs, du sorgho et du mil. Grace à notre soutien, ces petits producteurs ont acquis environ 10 millions de matériel agricoles et ont bénéficié d’environ 182 millions de crédit rural pour financer les intrants. Ceci a amélioré leur niveau de vie et nous en sommes fiers.

Accompagner l’entreprenariat agricole

Produire, nous semble essentiel pour les producteurs, mais vendre sur des marchés rémunérateurs est le défi quotidien des producteurs agricoles. Durant cette année 2015, APME2A avec le soutien de ses partenaires a accompagné le développement d’unités économiques sociales et solidaires sur les filières, oignon, soja, volaille et céréales. Les modèles promus ont été les ESOP « Entreprises de Services et Organisation de Producteurs » et les Centres d’agrégation « CA ». Ces unités nous ont permis de connecter les 23 600 petits producteurs à des marchés rémunérateurs sur la base de contrat de productions. Ces petits producteurs sont désormais assurés de leurs revenus en fin de campagne et nous en sommes fiers. Nous avons aussi accompagnés 800 jeunes à réaliser leurs projets. Un montant de 33 millions de FCFA a été mobilisé pour cofinancer leurs projets.

Investir dans la formation

La formation est un levier important pour assurer l’avenir de notre public cible. Pour cette année, nous avons intensifié les formations à l’endroit de 600 organisations de producteurs sur les processus post-récoltes dans cinq provinces du Burkina. Cela, nous a permis de réduire les pertes post-récoltes d’environ 2 à 3% soit autant de nourritures sauvegardées. 800 jeunes également ont été formés sur les techniques d’élaboration de plans d’affaires dans divers domaines.

Influencer les politiques

Pour nous, le développement va au-delà, du simple soutien à des personnes et à des collectivités. Il concerne aussi l’influence des politiques qui régissent la vie de ces communautés. C’est pourquoi, à travers des réseaux nationaux (SPONG) et internationaux (AIDR), nous nous sommes évertués à participer aux dialogues de la société civile en vue d’influencer ces politiques. Ainsi, avec le SPONG, nous sommes acteurs de l’analyse des engagements pris par les candidats aux élections présidentiels sur l’emploi des jeunes. Nous sommes aussi acteurs avec le partenaire Diakonia pour la mise en place « des comités de suivi- citoyens » au niveau des producteurs agricoles pour influencer les décisions prises à leur égard localement dans les collectivités. Au niveau international, nous bâtissons avec l’AIDR, une plate-forme d’entrepreneurs sociaux dans 10 pays africains pour influencer les politiques sectorielles au profit des couches vulnérables.

Surmonter la pauvreté

Toutes ces actions menées en 2015, servent à créer des bases d’autonomie pour notre public cible (agriculteurs, artisan, entrepreneur agricole et d’artisanat, collectivité locale) en vue de réduire la pauvreté. Nous avons foi, que c’est en investissant dans les dynamiques d’autonomisation des couches vulnérables que nous pourrons, ensemble, vaincre la pauvreté mondiale d’ici à 2030. Ce sont des visions, j’en suis bien conscient. Il me tient à cœur de les garder présentes dans le travail quotidien car une vision claire nous aide à poursuivre notre engagement et cela, malgré les difficultés et défis, à ne pas perdre de vue les objectifs à long terme. Je vous remercie vivement de partager nos convictions et d’offrir votre confiance à APME2A en tant que partenaire technique ou financier, donateur au nom d’une fondation privée ou d’une institution privée ou public. Sans vous, notre travail serait impossible. Grâce à vous, un nombre toujours plus grand de personnes dans nos collectivités d’interventions peuvent regarder l’avenir avec espoir.

Documents joints

Le management des connaissances au service du développement