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Rapport d’activités CIDR 2007

 

Sommaire

3. Augmentation de l’efficience et mesure de la performance sociale

3.1. Dynamique de territoire et développement communal

Au niveau du département, le renforcement des capacités des communes a porté sur le développement organisationnel, la maîtrise d’ouvrage, la planification du territoire, la fiscalité, la promotion du développement économique, etc.

Le département a également accompagné la mise en œuvre du plan de renforcement organisationnel du CDEL, élaboré en 2006. Pour compléter cette approche, il a aidé le CDEL à finaliser son plan d’orientation stratégique à 5 ans dont la mise en œuvre sera contractualisée avec une ONG suisse.

3.2. Entreprises de services et organisations de producteurs

Le département a réalisé en 2007 un travail d’évaluation des effets et impacts de la démarche sur les producteurs et leur environnement sur deux unités du Togo, l’une sur la filière soja et l’autre sur la filière riz. Ce travail a été prolongé par une étude comparée de l’efficience des ESOP riz et soja au Togo, et lait au Mali. Il en ressort que le système ESOP dans ces contextes constitue une approche de développement efficiente, à la fois en termes social, économique et financier :

Les ESOP augmentent et sécurisent les revenus des petits producteurs, tant en direct sur les filières appuyées que par effets de levier sur d’autres productions vivrières. Ces revenus permettent de financer la scolarisation des enfants (notamment des filles), des investissements productifs, des dépenses exceptionnelles (ce qui limite la vulnérabilité des ménages). Bien qu’il n’ait pas été possible de comparer les résultats obtenus avec d’autres systèmes d’accès au marché impliquant des petits producteurs, il est possible de considérer que le niveau de retour sur investissement atteint dans les ESOP est très satisfaisant.

3.3. Systèmes financiers décentralisés

En 2007, le département a continué son travail de promotion d’une démarche de « performance sociale » auprès des IMF qu’il appuie, en lançant une mission d’accompagnement à l’auto-évaluation des performances sociales auprès des deux réseaux de CVECA du Cameroun. Une analyse transversale a été conduite visant à faire ressortir les spécificités liées aux contextes géographiques et socio-culturels des deux IMF et les points communs qui relèvent plutôt de la méthodologie appliquée, celle des CVECA.

Sur le plan de l’efficience des IMF rurales, PAMIGA a organisé un atelier en mars 2007, à Ségou, réunissant l’ensemble des réseaux CVECA du Mali et du Burkina, sur la base d’une étude transversale réalisée sur ce thème en 2006. Les recommandations de cet atelier portait sur la nécessité de promouvoir de nouveaux produits pour élargir la clientèle servie, augmenter les volumes des transactions, diversifier les risques et atteindre une masse critique ainsi que l’amélioration des compétences en gestion de trésorerie et des liquidités par un rapprochement avec les banques.

Une réflexion a été engagée sur les méthodes à appliquer pour parvenir à améliorer la gouvernance des IMF rurales, compte tenu des handicaps en matière de ressources humaines. Une approche plus structurante, passant par la construction de banque faîtière impliquant des partenaires privés, professionnels neutres semble prometteuse et sera approfondie en 2008, dans différents pays où ce type de structure pourrait être opportun.

3.4. Systèmes de santé et prévoyance sociale

Dans les pays d’Afrique anglophone la démonstration de la plus grande efficience des structures de la société civile gérant de la micro assurance maladie par rapport à des structures étatiques ou para étatiques est une condition de leur pérennité. En Tanzanie, cette démonstration est en cours, ce qui devrait logiquement être à l’origine d’un rapprochement avec le système public (CHF) au cours de l’année à venir.

Pour les réseaux d’Afrique francophone, dont la gouvernance mutualiste est fortement affirmée et reconnue, l’enjeu est d’abord l’efficience de leurs services techniques qui conditionnent en grande partie leur viabilité. Pour ce faire, le département a piloté la réalisation d’un logiciel professionnel de gestion et de suivi du risque. Un contrat d’appui à la maîtrise d’ouvrage assumée par le département a été passé avec le cabinet CGR et un contrat de prestations de services avec la société Manobi en charge de la gestion du logiciel.



Rapport d’activité 2007
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