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Rapport d’activités 2013 - 2014

Le présent rapport d’activités couvre la période d’octobre 2013 à septembre 2014. Cette période a été choisie pour correspondre à la durée de l’exercice retenue dans le cadre du document programme soumis à l’Agence Française de Développement. Le précédent rapport de l’AIDR couvrait la période de janvier à septembre 2013.

I. Rappel succinct du contexte initial de mise en œuvre du projet

1. Zones géographiques prévues par l’action
En octobre 2013, le projet était implanté dans sept pays africains (Bénin, Burkina, Cameroun, Madagascar, Mali, Tchad et Togo) et en France. Les structures membres du réseau interviennent dans seize pays d’Afrique de l’Ouest (8 pays : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Mali, Sénégal, Togo), Afrique Centrale (2 pays : Cameroun et Tchad), Afrique de l’Est (4 pays : Ethiopie, Kenya, Ouganda, Tanzanie) et Océan indien (2 pays : Comores et Madagascar). Le CIDR est présent en Afrique par ses bureaux régionaux de Cotonou (Afrique de l’Ouest), de Yaoundé (Afrique Centrale) et de Nairobi (Afrique de l’Est et Océan Indien) ; PAMIGA a un bureau à Dakar (Afrique de l’Ouest et Centrale).

2. Calendrier prévu des réalisations (période couverte)
Le projet couvre une durée de 3 ans, du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2016. La première année du projet qui fait l’objet du présent rapport va donc du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2014.

3. Description succincte de l’action et rappel des objectifs de départ et de la problématique visée
La société civile se trouve au centre du débat actuel sur la coopération au développement et les relations entre les États, les autorités locales et leurs citoyens. En effet, les mutations qu’ont connues les États africains au cours des dernières décennies du fait de la mondialisation obligent les acteurs sociaux à rechercher de nouvelles modalités d’expression collective. Dès lors, la société civile (en particulier les ONG nationales) a « l’obligation morale » de s’impliquer dans la formulation des politiques publiques et sectorielles et dans la réalisation d’opérations de développement inclusives en faveur des populations vulnérables.

Il s’avère donc nécessaire pour les ONG nationales de se renforcer mutuellement et de garantir la qualité de leurs interventions. C’est ce qui les pousse à se regrouper par secteur mais l’ensemble des initiatives prises dans ce sens est souvent malheureusement limité dans sa durée. Ces ONG restent fragiles et la plupart se concentrent dans les zones urbaines. Leur mode de gouvernance est souvent unipersonnel avec des problèmes de démocratie interne et de transparence de gestion qui risquent de les discréditer.

C’est ce contexte et cette problématique ci-dessus présentés qui justifient ce projet dont les objectifs sont les suivants.

Objectif global

Contribuer de manière significative, à partir des enseignements tirés des actions menées par les membres, à la formulation et à la mise en œuvre des politiques sectorielles de développement.

Objectif spécifique

Par une mise en réseau, accompagner la professionnalisation, l’innovation et le partage de savoirs d’ONG africaines fortement impliquées dans le renforcement du capital social des bénéficiaires de leurs actions.

4. Principaux partenaires prévus et rôle dans le projet
Les organisations partenaires du projet sont d’abord 20 organisations (ONG) membres du réseau AIDR (données 2012) qui interviennent dans seize pays d’Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale, Afrique de l’Est et Océan indien. Elles mènent dans ces pays des programmes de développement depuis de longues périodes (entre 5 et plus de 25 ans) et bénéficient pour cela de l’appui de nombreux bailleurs de fonds privés et publics.

Compte tenu de la spécificité du projet, ces ONG sont tout autant des acteurs que des partenaires et des bénéficiaires directs du projet. A la fin 2012, les organisations membres de l’AIDR ont mené plus de 90 programmes de lutte contre la pauvreté. Le « chiffre d’affaires consolidé » de 2012 est de 13,8 millions €, tandis que plus de 310 cadres africains et européens diplômés d’études supérieures et près de 800 salariés sont employés sur ces programmes. Les principaux domaines de compétences couverts par les actions de ses membres sont : (i) le développement des agricultures familiales : (ii) la finance inclusive ; (iii) ; le développement économique local et le financement des PME ; (iv) la gestion des systèmes de santé et la micro-assurance santé ; (v) l’éducation ; (vi), les dynamiques de territoire ; (vii) l’appui au processus de décentralisation et la gouvernance locale.

Les divers programmes exécutés par l’AIDR à travers ses membres sont soutenus par des partenaires techniques et financiers qui les accompagnent. Les organisations membres de l’AIDR participent, au travers de réseaux spécifiques, à la réflexion et à la formulation des politiques publiques et des politiques sectorielles. De nombreuses ONG membres de l’AIDR sont affiliées à des organisations de la société civile consultées régulièrement par les pouvoirs publics.

5. Groupes cibles prévus
Le projet cible 3 catégories de groupes cibles : (i) Les membres du réseau, les plates-formes nationales et les structures associées ; (ii) les Réseaux stratégiques partenaires ; (iii) les structures faitières d’ONG nationales.

Les bénéficiaires directs sont d’abord les structures membres de l’AIDR y compris leurs dirigeants et cadres et leur gouvernance. Elles sont 22 au démarrage du projet (1er octobre 2013) et devront atteindre 30 en 2016 avec plus de 400 dirigeants et cadres africains de haut niveau et de divers domaines d’expertise.

Sont également bénéficiaires du projet 2, 4 puis 6 plates-formes nationales. Chaque plate-forme est composé de structures membres (les membres du réseau AIDR dans le pays concerné) et de 10 à 12 structures « associées » par plate-forme nationale soit environ 50 structures associées et environ 600 dirigeants et cadres de ces structures. L’AIDR (et les plates-formes nationales) a fait le choix de ne pas intégrer en son sein des réseaux déjà structurés, mais d’établir, dans certains pays, en fonction des possibilités, des alliances stratégiques et opérationnelles avec des réseaux bien impliqués au niveau de la formulation et de la mise en œuvre des politiques sectorielles de leurs pays. Il s’agit de développer une réelle synergie en matière de plaidoyer et de s’enrichir mutuellement de leurs pratiques, expériences et stratégies.

Enfin, dans chacun des pays où sont implantées des plates-formes nationales, l’AIDR a choisi de collaborer avec des « collectifs » d’organismes de développement ou structures faitières d’ONG nationales.

II. Principales évolutions intervenues dans le contexte du projet durant la période écoulée

1. Dans le contexte politique, économique ou social
Le contexte dans lequel l’AIDR a travaillé au cours de la première année de mise en œuvre de son programme triennal n’a pas connu véritablement d’évolution par rapport à la situation initiale d’octobre 2013 sur les plans politique et économique. Toutefois, il convient de noter sur le plan social que l’Afrique de l’Ouest est sérieusement menacée par l’épidémie du virus Ebola (cas du Liberia, de la Guinée, la Siérra Leone et du Nigeria) à partir du troisième trimestre de 2014. Cette situation, catastrophique sur un plan sanitaire, amène certains gouvernements à prendre des mesures restrictives d’échanges entre les pays.

2. Dans le calendrier des réalisations
Le calendrier des réalisations a été respecté et le présent rapport couvre effectivement la première année du programme (1er octobre 2013 au 30 septembre 2014).

3. Dans la zone géographique effectivement couverte
Comme prévu, durant la première année, le programme a élargi sa zone géographique d’intervention au Sénégal.

4. Concernant les principaux partenaires et parties prenantes impliqués dans le projet
La collaboration de l’AIDR avec les réseaux stratégiques n’a pas fonctionné comme prévu. Les échanges de courriers et diverses prises de contact avec certains réseaux, notamment ENDA au Sénégal, ont permis de comprendre que l’AIDR est plutôt perçue comme un bailleur de fonds et non pas un partenaire technique. Dans ces conditions, il n’a pas été opportun, au stade actuel, de signer des accords de partenariat. Au vu des difficultés de collaborer l’AIDR envisage, pour les années à venir, une nouvelle orientation afin de permettre aux plates-formes nationales de collaborer directement avec ces réseaux. Cette disposition aidera les réseaux partenaires à mieux comprendre la mission, les approches et la philosophie de l’AIDR en matière de la professionnalisation des organisations du Sud.

5. Concernant les activités prévues
Les activités prévues dans la tranche 1 n’ont pas connu de changement fondamental en dehors de la question de contractualisation avec les réseaux partenaires influents qui est renvoyée au niveau des plates-formes nationales.

III. Les réalisations

1. Compléter le tableau synthétique des réalisations

Voir le tableau synoptique des réalisations ainsi que le tableau des indicateurs dans le document joint.

2. Qualité de l’implication des principaux partenaires au cours de l’année
Les organisations membres du réseau régional AIDR développent des partenariats opérationnels autour des programmes et projets qu’elles mènent. Du fait que les organisations membres de l’AIDR et leurs dirigeants démontrent une certaine capacité de gestion à travers l’existence de règles et procédures de gestion crédibles, la production régulière des documents de justification des fonds reçus (rapports techniques et compte résultats), etc. elles gagnent la confiance de leurs partenaires. Elles parviennent ainsi à mobiliser les ressources nécessaires pour mettre en œuvre leurs projets associatifs et réaliser leur mission. Le développement de « processus métiers » sur lesquels travaillent les membres de l’AIDR offre l’opportunité de partenariats sur différents types d’actions : recherches, formations, co-promotion de programmes et prennent appui sur des équipes nationales maîtrisant l’environnement et qui ont pris l’habitude de travailler ensemble. La participation des dirigeants de l’AIDR aux sessions de formation (+ 9% par rapport à l’objectif) et aux Assemblées générales (Taux de participation entre 80 et 95%) confirme leur implication. Durant cette phase, trois sessions de formation ont été réalisées pour les cades dirigeants du réseau AIDR :

Formation sur « Costing and pricing »
En octobre 2013 a été organisée par Monsieur Messan Hermann à Dakar, avec l’appui de l’ UNCDF, une session de formation sur le thème « Calcul des coûts et tarification des prestations et des services » pour les membres du réseau AIDR. L’objectif général de la formation était de doter les participants du savoir-faire nécessaire pour conduire de façon effective le calcul du coût par imputation classique des services offerts par leur organisation. La session de deux jours a été également l’occasion d’introduire les participants aux concepts de tarification afin de leur permettre d’en comprendre les principes et de les appliquer au sein de leur organisation. Les objectifs de la formation ont été présentés aux participants qui ont exprimé leurs attentes pour être prises en compte. Le programme de la formation a été discuté avec les participants en insistant sur les thèmes principaux qui devaient être abordés chaque jour notamment : le calcul du coût des produits et services (Pourquoi calculer le coût des produits et services ? Introduction aux méthodes de calcul des coûts ; comment s’assurer du succès d’un exercice de calcul des coûts par imputation classique ? ) et tarification sur la base du coût (tarification concurrentielle ; tarification basée sur la demande).Une évaluation de la formation a été faite au sortir de la session. Les participants ont indiqué leur satisfaction au sujet de la facilitation de la formation (4,4/5) ainsi que la pertinence de la formation au regard de leur activité (4,2/5). Ils ont également souhaité que pour les formations suivantes davantage de temps soit accordé aux études de cas (3,9/5).

Formation sur la collecte de fonds privés dans les pays du Sud
Dans le cadre de sa politique de levées de fonds privés dans les pays du Sud pour le développement de ses membres, l’AIDR a organisé une formation sur le thème « Collecte de fonds privés dans les pays du Sud », en avril 2014. Cette formation a été assurée par Philippe Doazan, de l’Association française des Fundraisers (AFF). La formation s’est déroulée en trois séquences : une phase introductive consacrée à l’appréciation des expériences des participants et à leur immersion dans la problématique de la collecte de fonds privés au Sud ; la présentation du « Cercle stratégique » de la collecte de fonds ; la construction des plans stratégiques et leur mise en œuvre.

Formation sur les plans de gestion des performances sociales
L’AIDR a réalisé une session de formation sur la mesure des performances sociales (PS) en faveur des cadres dirigeants de ses organisations, en avril 2014. Cette formation a été assurée par Cécile Lapenu, experte internationale de performance sociale et Directrice de CERISE. Elle a mobilisé 31 participants de l’AIDR. Préoccupée par la professionnalisation de ses membres, l’AIDR veut à travers cette formation, mettre en place une mesure de performance sociale lui permettant de démontrer son professionnalisme dans ce domaine. L’intérêt de cette formation pour l’AIDR est la maîtrise du concept de performance sociale et la définition claire d’une série d’indicateurs de suivi. La formation a abordé plusieurs aspects notamment les enjeux de la mesure des performances sociales pour l’AIDR ; les concepts/critères à prendre en compte ; l’introduction générale sur le cadre des performances sociales ; les liens avec la démarche EFQM (European Foundation for Quality Management). Au cours de la fin de l’année 2014 et du début de l’année 2015, CERISE va réaliser la mesure des performances sociales de deux organismes de l’AIDR (a priori deux membres togolais de l’AIDR.) A partir de ces évaluations, les ONG concernées, avec l’appui de CERISE, vont définir pour les années à venir un plan de gestion des performances sociales. La participation des cadres nationaux aux sessions de formation inter plates-formes et plates-formes nationales (Burkina et Togo) est aussi un indicateur d’implication (+ 50%).

Formation en management des connaissances
Une session de formation au management des connaissances a été réalisé par l’AIDR à Cotonou au Bénin du 23 au 26 septembre 2014. Cette formation animée par Adama Ndiaye de la FRAO a réuni 12 personnes membres de 7 structures de l’AIDR (Bénin : CDEL 1 personne, CIDR 3 personnes, RACINES 1personne – Togo : CREDI 1 personne, ETD 1 personne – Mali : ICD 4 personnes – Sénégal : EVE 1 personne). Elle avait pour objectif d’amener les participants à la maîtrise du cadre conceptuel du management de connaissances en termes de démarche et outils en tirant les enseignements des formations antérieures (Lomé en novembre en 2011, Bobo-Dioulasso en 2012) afin de créer des conditions d’opérationnalisation des acquis de cette formation. Le contenu de cette formation a été organisé autour de 7 axes d’apprentissage suivants : (i) aspects conceptuels de gestion de connaissance et de capitalisation d’expériences ; (ii) auto-évaluation des pratiques organisationnelles en communication et gestion des connaissances ; (iii) production des connaissances ; (iv) opérationnalisation d’un poste de management des connaissances dans une organisation ; (v) outils d’animation en gestion des connaissances ; (vi) assistance par les pairs ; (vii) exercice pratique d’élaboration de fiches de KM. Une phase d’application pratique de la formation dirigée par un spécialiste a permis aux participants de s’exercer sur le site UNGANA de management de connaissance.

Formations réalisées par plates-formes - Burkina et Togo
Les plates-formes du Burkina Faso et du Togo ont assuré 3 sessions de formation (2 pour le Burkina Faso et 1 pour le Togo) en faveur de 32 dirigeants et cadres des organisations membres de l’AIDR et des structures associées. Les 2 sessions du Burkina Faso ont porté sur : (i) la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ; (ii) le management de projet au profit de 21 personnes avec la participation de 4 structures associées. La formation réalisée par la plate-forme du Togo a regroupé 11 participants provenant de six organisations dont plusieurs structures associées et le Secrétaire Exécutif de l’AIDR.

  • La formation sur la RSE tenue à Ouagadougou en juin 2014 a été assurée par un expert burkinabè (Nimy Victor). Le principal objectif de cette formation était de renforcer les connaissances des dirigeants et cadres des structures concernées sur la RSE de manière à intégrer cette thématique dans leurs actions de développement. Le contenu de la formation a été axé sur la caractérisation, la définition des méthodes appropriées d’analyse du niveau de prise en compte de la RSE dans les organisations, les éléments de stratégie et outils d’intégration de la RSE dans les actions de développement et la construction des indicateurs de suivi de la RSE. Quelques éléments de réflexion sur le coût de la RSE pour une organisation ont bouclé cette formation qui est en parfaite adéquation avec la mission de l’AIDR.
  • La session sur le management de projet a été initiée au profit des cadres des structures. Elle avait pour objectifs de : (i) faire partager les principes clés du management de projet ; (ii) aider les participants à cadrer et initier les projets ; (iii) échanger sur les pratiques de pilotage de projet et le management d’équipes projet ; amener les participants à identifier leurs propres enjeux de progrès.
  • La formation sur le management d’équipe organisée par la plate-forme du Togo a regroupé 11 participants provenant de six organisations dont trois sont membres de l’AIDR, deux structures associées et le Secrétaire Exécutif de l’AIDR. Cette formation avait pour objectif général l’appropriation des principes clés du management d’équipe et les échanges sur des pratiques de management d’équipe. Le contenu de la formation englobe les aspects conceptuels de management d’équipe, les stades du développement d’une équipe, les styles de management, l’élaboration d’un projet collectif d’équipe, la conduite de réunion et l’élaboration de pistes de progrès par chaque participant. La formation a été bouclée par la caractérisation par les participants du stade de développement de leurs équipes et l’identification des actions à mener pour la gestion efficace des situations rencontrées dans leurs équipes.

Les outils financiers de l’AIDR
Les outils financiers mis en place par l’AIDR, le FEP et le FRO notamment permettent aux organisations membres de réaliser des études préalables qui améliorent la qualité de conception des programmes/projets de développement et des plans stratégiques qui sont mieux conçus. L’AIDR ouvre ainsi la possibilité pour ses membres de diversifier et de fidéliser leurs partenaires autour des programmes/projet de développement. Durant cette première année, ont été financés : HARDI (Madagascar) : Etude de faisabilité (FEP) de projet de vie de famille d’agriculteurs familiaux dans le cadre du projet d’appui des agricultures familiales des Hautes Terres Malgaches sur les thèmes : sécurité alimentaire et sécurisation foncière ; T &D ( Madagascar) : Appui à la réalisation d’une étude FRO pour l’élaboration du Plan d’orientation stratégique et du Plan de développement organisationnel à 5 ans (2014-2018) de l’ONG Territoire et Développement

3. Estimations chiffrées des groupes cibles mobilisés en précisant leur nature
A ce jour, le réseau régional AIDR compte 25 membres implantés dans 8 pays de l’Afrique et en France, après l’admission de 3 nouvelles organisations (EVE – Sénégal en octobre 2013 ; ASSOAL - Cameroun et RACINES – Bénin en avril 2014).

EVE - Sénégal
Monsieur Abdou Diouf est le Secrétaire Exécutif de Eau-Vie-Environnement (EVE) et est juriste environnementaliste de formation. EVE est une organisation de la société civile sénégalaise créée le 20 septembre 2006 à Dakar et travaillant sur le développement et l’humanitaire. Elle est spécialisée sur les questions d’eau, d’hygiène, d’assainissement, d’environnement et de santé. Elle promeut auprès des hommes et femmes de tous âges, des institutions et des collectivités et à toutes les échelles des principes, valeurs, droits et actions de développement durable. Les missions que EVE s’est données sont de : faire émerger des acteurs capables de participer de façon efficace aux processus de gouvernance des ressources au niveau national et local ; faire évoluer les politiques et les pratiques en matière de gestion des ressources naturelles et de l’environnement ; travailler à toutes échelles, à l’émergence de pratiques et comportements éco citoyens ; contribuer à la promotion de la résilience des communautés affectées par les catastrophes. EVE travaille dans 7 des 14 régions que compte le Sénégal, avec 22 agents permanents, 5 temporaires et a un chiffre d’affaire (2012) d’environ 300.000.000 de francs CFA.

ASSOAL - Cameroun
ASOAL (Association des Amoureux du Livre) est représentée par Jules Dumas Nguebou (Economiste et journaliste) . ASSOAL a été au départ un club de lecture entre des étudiants avant d’être érigée en association puis reconnue en qualité d’ONG en 2007. Elle est dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2009. ASSOAL travaille dans le secteur du développement local et a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la demande et de l’offre des Droits Economiques Sociaux et Culturels (DESC) indispensables à la transformation sociale.

RACINES - Bénin
RACINES (Recherches, Actions Communautaires, Initiatives pour un Nouvel Espoir) représentée par Arsène Adiffou, est une association qui travaille dans le secteur de l’éducation et de la santé dans 11 Communes réparties dans 3 Départements sur les douze que compte le Bénin. La mission de RACINES est de promouvoir un développement durable au sein des communautés parmi les plus vulnérables dans une logique d’implication active des populations concernées et de respect de la dignité humaine. Par rapport à l’éducation, RACINES vise le renforcement de l’accès à l’école et l’amélioration du niveau d’éducation des enfants à travers la promotion de la petite enfance, l’appui à la scolarisation, l’éducation alternative et la gouvernance dans l’éducation.

Au cours de l’année (octobre 2013-septembre 2014) le projet a également accompagné la mise n place de deux plates-formes (Burkina et Togo) comptant 20 structures associées (8 au Burkina et 12 au Togo).

4. Analyse et commentaire en se référant au tableau
Au regard du chronogramme d’activités de la tranche 1qui fait l’objet du présent rapport et du tableau synoptique des réalisations faites durant la période visée (octobre 2013/septembre 2014), le taux de réalisation des activités est de l’ordre de 85 à 90%. Les deux activités prévues qui n’ont pas pu être menées jusqu’à leur terme dans les délais sont la signature et la contractualisation d’accords avec les réseaux partenaires ainsi que le respect des échéances pour la préparation du Forum prévu en octobre 2014.

Avec les réseaux partenaires, notamment avec le réseau ENDA du Sénégal, plusieurs tentatives de rencontre initiées par les dirigeants de l’AIDR avec ce réseau (échanges de courriers électroniques et contact téléphonique) n’ont pas pu aboutir pour des raisons d’approches, de perception et peut être d’intérêt non partagé. Pour les réseaux ciblés, l’AIDR apparait comme un bailleur de fonds. Il serait ainsi difficile que les 2 parties prenantes puissent s’accorder sur des objectifs communs de partenariat. Pour résoudre ce problème, l’AIDR qui tient à sa stratégie de partenariat et de création d’alliances fortes pour influencer les politiques sectorielles de développement a décidé de transférer cette activité au niveau des plates-formes nationales. Ces dernières qui sont appelées à collaborer avec les réseaux nationaux intègrent dans leurs programmes d’activités le partenariat avec ces réseaux et définissent avec eux des actions de plaidoyer (qui sont aussi transférées de l’AIDR aux plates-formes nationales) visant l’influence des politiques sectorielles de développement.

Il faut signaler aussi que la reconnaissance institutionnelle de l’AIDR en termes de signatures d’un accord programme avec un ministère technique pour ce genre d’organisation (association internationale de droit togolais) est assez contraignantes en termes d’obligation vis-à-vis de l’Etat. Des concertations sont en cours avec le ministère des affaires étrangères du Togo afin de trouver une formule plus souple permettant à l’AIDR de garder une autonomie d’action dans le respect des dispositions légales du Togo qui abrite son Secrétariat Exécutif. Au niveau de la préparation du Forum, si la note de cadrage est définie, si les comités de pilotage et de logistique sont en place, l’identification des partenaires européens et africains non membres de l’AIDR a pris du retard et donc il en est de même pour la formulation précise des études de cas. La date du Forum a par conséquent été reportée en octobre 2015.

5. Actions spécifiques réalisées en matière de prise en compte du genre et d’égalité hommes/femmes
Le thème de prise en compte du genre et de l’égalité hommes/femmes a été abordé lors de la formation faite par CERISE sur l’élaboration des plans de gestion des performances sociales. « Il s’agira d’évaluer pour chaque structure ses objectifs sociaux, sa politique, sa stratégie, ses compétences, ses ressources puis ses résultats en termes de ciblage d’un public pauvre, ou exclu, d’adaptation des services, de bénéfices pour ses clients/membres/partenaires, et en termes de responsabilité sociale. Ces diagnostics devront aboutir à des plans d’actions et des démarches d’amélioration ». Par ailleurs, début 2015, le thème de formation des dirigeants de l’AIDR portera sur le genre dans toutes ses dimensions : réduction des inégalités entre les femmes et les hommes dans le domaine de la scolarisation et de l’alphabétisation ; amélioration des capacités d’accès des femmes aux soins de santé et à la santé de la reproduction ; amélioration des revenus des femmes par l’accès à l’emploi, aux activités économiques agricoles et artisanales ; promotion de la participation des femmes dans toutes les instances de prise de décisions à tous les niveaux ; éradication des violences basées sur le genre. Une consultante africaine est recherchée pour cette formation.

6. Actions de valorisation et de communication données au projet
L’AIDR attache une importance sur la communication à travers son site web (www.aidr.org ) et son site de management des connaissances (UNGANA). Toutes les actualités au sein du réseau sont postées sur les pages d’accueil du site AIDR de même que les nouveaux articles publiés. Ce site donne également la possibilité aux publics de consulter les caractéristiques des membres de l’AIDR, la liste des projets par pays, les rapports d’activités, etc. Le site AIDR dispose aussi d’un Intranet réservé aux membres. Le site UNGANA de management de connaissances sur lequel se trouve le patrimoine de publication de l’AIDR est pour le moment réservé aux membres. Les réflexions sont en cours pour décider ou non de l’ouvrir à l’avenir au « public du développement ». Les plates-formes nationales constituent aussi un outil d’échanges et de communication entre les membres de l’AIDR et les structures associées avec lesquelles elles collaborent de même que les partenaires techniques et financiers.

A cours de l’exercice octobre 2013-septembre 2014, dix-huit articles et fiches pratiques DEL (CIDR) ont été publiés sur le site UNGANA :

1. Etude finale pour l’élaboration du plan d’orientation stratégique 2014-2018 – Territoires et Développement – Madagascar
2. Termes de référence pour l’élaboration du plan d’orientation stratégique et du plan de développement organisationnel à 5 ans de l’ONG Territoires et Développement - Madagascar
3. Appui à la mobilisation des ressources financières dans les préfectures du Haho et du Moyen Mono et dans la Commune urbaine de Notsé –Entreprises, Territoires et Développement - Togo 8
4. DEL – Elaborer une stratégie de développement économique local – La Conférence économique de Savé (Collines - Bénin) – Fiche pratique
5. DEL – Renforcer les compétences des personnes chargées de la promotion du développement économique local – L’opération marbre à Klouékamé (Alibori - Bénin) – Fiche pratique
6. DEL – Renforcer les compétences des personnes chargées de la promotion du développement économique local – La valorisation des partenariats publics privés (Bénin) – Fiche pratique
7. DEL – Mettre en place les conditions favorables au développement économique local – La coopération entre communes et entreprises solidaires (Collines – Bénin) - Fiche pratique
8. DEL – Mettre en place les conditions favorables au développement économique local – La construction et la gestion d’infrastructures économiques et marchandes (Alibori et Collines – Bénin) – Fiche pratique
9. DEL – Mettre en place les conditions favorables au développement économique local – L’aménagement de bas fonds (Collines – Bénin) – Fiche pratique
10. DEL – Mettre en place les conditions favorables au développement économique local – Le parking gros porteurs de Malanville (Alibori – Bénin) – Fiche pratique
11. DEL – Mettre en réseau les acteurs pour favoriser l’intercommunalité et le partenariat – Le warrantage (Alibori – Bénin) – Fiche pratique
12. DEL – Accompagner les acteurs pour la création de richesses, d’entreprises et d’emplois : Le Centre communal de promotion de l’économie à Savalou (Collines - Fiche pratique
13. DEL – Accompagner les acteurs pour la création de richesses, d’entreprises et d’emplois : Les appels à projets de l’ODETA (Alibori - Bénin) – Fiche pratique
14. DEL – Accompagner les acteurs pour la création de richesses, d’entreprises et d’emplois : Sud-Ouest Développement, l’Agence SODA en Picardie (France) – Fiche pratique
15. DEL – Promouvoir et observer son territoire – La Foire intercommunale (Alibori – Bénin ) – Fiche pratique
16. DEL – Promouvoir et observer son territoire – Le centre Label Bénin – (Collines) – Fiche pratique
17. Support de formation sur la gestion des risques en microfinance – PAMIGA – (AEMFI – Ethiopie)
18. Processus de suivi évaluation des CVECA – Guide de passage à la Caisse – MIFED – (Cameroun)

IV. Conclusion de la période écoulée

1. Conclusion de la période écoulée et appréciation globale concernant l’évolution du projet et le degré de réalisation
Au terme de 12 mois de mise en œuvre « Renforcement de capacités et de synergies durables entre ONG africaines pour accroitre leur portée, pérenniser leur impact et les impliquer de manière significative dans la mise en œuvre des politiques sectorielles de développement », on constate que toutes les activités prévues pour la tranche 1 ont été réalisées ou initiées. Les indicateurs de suivi du projet pour la même période sont en conséquence atteints à hauteur de l’ordre de 85 %. Ce résultat en termes de réalisation des activités et de niveau d’atteinte des objectifs de la première année de mise en œuvre du projet est satisfaisant. Toutefois, les dispositions seront prises au cours de la tranche 2 en particulier pour obtenir le plus rapidement possible la reconnaissance institutionnelle de l’AIDR dans au moins deux pays d’Afrique de l’Ouest.

2. Le cas échéant, impact mesurable des actions par rapport aux objectifs fixés, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, de l’impact environnemental, de prise en compte du genre et de l’égalité hommes/femmes
Les activités de l’année 1 ont principalement porté sur le renforcement des associations membres en conformité avec l’objectif spécifique du projet : « Par une mise en réseau, accompagner la professionnalisation, l’innovation et le partage de savoirs d’ONG africaines fortement impliquées dans le renforcement du capital social des bénéficiaires de leurs actions ».

Au cours des tranches 2 et 3, un certains nombre d’actions sont prévues en termes d’analyse d’impact en matière de lutte contre la pauvreté, de l’impact environnemental, de prise en compte du genre et de l’égalité hommes/femmes :

  • Réalisation de mesures des performances sociales et élaboration de plans de gestion des performances sociales pour deux structures membres de l’AIDR au Togo –
  • Formation et activités de suivi de tous les dirigeants de l’AIDR à une meilleure prise en compte du genre et de l’égalité hommes/femmes dans la gestion des projets de développement
  • Evaluation de la qualité des services rendus par l’AIDR et professionnalisation des structures membres en référence au modèle EFQM – Tranche 2
  • Organisation d’un Forum sur le thème de « Economie verte et développement durable : rôle et action des ONG. » - Tranche 3
  • Réalisation de mesures des performances sociales et élaboration de plans de gestion des performances sociales pour quatre nouvelles structures membres de l’AIDR
  • Evaluation de l’impact des plates-formes sur les évolutions des organisations de développement et de la société civile dans leur pays d’implantation – Tranche 3

3. Le cas échéant, principales difficultés rencontrées en cours d’exécution
Deux principales difficultés sont à signaler dans la mise en œuvre de la tranche 1 du projet.

  • La première est relative à la signature d’accords avec les réseaux partenaires, notamment avec ENDA du Sénégal. Les démarches entreprises dans ce sens n’ont pas été concrétisées pour des raisons d’approches et de perception. L’AIDR apparait pour les réseaux ciblés comme un bailleur de fonds. Pour éviter cette fausse image, l’AIDR devra élaborer et diffuser un plan de communication en plus de son site web pour mieux se faire connaitre du public et des partenaires en développement.
  • La deuxième difficulté, déjà évoquée, est la reconnaissance institutionnelle de l’AIDR comme acteur international de développement dans les pays d’implantation (actuellement Burkina et Togo) et non comme une ONG togolaise intervenant dans plusieurs pays.

4. Le cas échéant, actions de capitalisations et/ou de plaidoyer réalisées
En matière de capitalisation, l’AIDR a publié sur UNGANA durant la tranche 1, des guides pratiques sur le développement économique local, des documents de capitalisation sur la mobilisation de ressources communales, la gestion des risques en microfinances, entre autres. Ces outils de management de connaissances sont pour le moment réservés aux membres de l’AIDR mais les réflexions sont en cours pour apprécier la pertinence de leur ouverture au « public du développement ».

5. Le cas échéant, état de la mise en œuvre des engagements particuliers tels que spécifiés dans la convention
La mise en œuvre des engagements dans le cadre de la convention relative au projet n’a souffert d’aucune difficulté. La Convention de réalisations ne comportait aucun engagement particulier. La gestion opérationnelle globale du projet est assurée par l’AIDR à la suite de l’ouverture du Secrétariat exécutif du réseau à Lomé au Togo avec le suivi et l’appui des comités thématiques, sous l’autorité du Président basé à Yaoundé (Cameroun).

V. Principales modifications, réorientations, reports, nouveautés prévues pour la tranche suivante

Il n’y a pas de modifications majeures dans le projet en termes de contenu mais par rapport à la programmation des activités de la tranche 2. Le forum de l’AIDR initialement prévu à Abidjan en octobre 2014 (au démarrage de la tranche 2) est reporté sur la tranche 3 (octobre 2015). Ce report est justifié par un recentrage de la thématique de forum pour l’adapter au contexte actuel du développement durable, la revue des études de cas et la nécessité d’une bonne préparation du forum avec l’implication de divers acteurs et partenaires en développement ( du Sud et du Nord), etc. Ce report du forum engendre automatiquement une revue budgétaire de la tranche 2 (transfert des fonds prévus sur la tranche 3). L’autre changement est l’intégration des activités de plaidoyer dans le programme d’activités de plates-formes nationales qui sont plus proches des réseaux nationaux avec lesquels l’AIDR entend collaborer de même que la signature des accords avec des réseaux partenaires qui relève désormais de la compétence des plates-formes nationales AIDR.

Documents joints

Le management des connaissances au service du développement