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Rapport d’activités 2012

Le présent rapport rend compte des activités de l’AIDR au cours de l’exercice 2012, première année du nouveau programme 2012-2015 de l’AIDR.

Rappel des axes de travail du programme 2012-2015

Les activités réalisées au cours de l’année 2012 sont issues de la mise en œuvre du troisième programme de l’AIDR, défini pour la période mi-2012 à fin 2015.

Objectif global du programme

  • Contribuer, à partir des enseignements tirés des actions menées par les membres, à la définition, la mise en œuvre et en cohérence des politiques publiques et des politiques sectorielles.

Objectif spécifique

  • Par une mise en réseau, accompagner la professionnalisation, l’innovation et le partage de savoirs d’ONG africaines fortement impliquées dans le renforcement du capital social des bénéficiaires de leurs actions.

Résultats attendus

  • Résultat 1 - Le réseau régional est reconnu, s’est élargi à de nouveaux membres professionnels et socialement performants et a conclu des accords avec d’autres réseaux stratégiques.
  • Résultat 2 - Des plates-formes nationales participent à la professionnalisation des organisations de développement dans leur pays et sont forces de proposition dans la définition des politiques publiques.
  • Résultat 3 - Des services techniques diversifiés et adaptés sont apportés aux membres sur la base d’une dynamique de partage entre pairs.
  • Résultat 4 - Des outils financiers sont proposés aux membres et aux plates-formes nationales pour leur développement.

Activités 2012

En lien avec le résultat 1
a. Reconnaissance juridique et institutionnelle du réseau régional

La reconnaissance juridique de l’AIDR a été effective au cours de l’année 2012 au Togo (siège social) à l’issue d’un processus long et fastidieux. Le réseau a ainsi obtenu son récépissé de reconnaissance et les dispositions ont été prises pour l’insertion au journal officiel de la république Togolaise n°11bis du 1er avril 2012. Les démarches se poursuivront en 2013 pour permettre à l’AIDR d’avoir un accord de siège avec l’Etat Togolais de manière à pouvoir prendre part aux débats et espaces de concertation à l’échelle nationale pour contribution à la définition des politiques sectorielles et bénéficier éventuellement d’avantages fiscaux.

La recherche d’informations au niveau des autres pays notamment le Burkina et le Bénin pour une reconnaissance du réseau en tant qu’association internationale n’a pas convaincu sur l’existence d’un dispositif juridique permettant la reconnaissance de l’AIDR tel que souhaité sans obligation de passer par un accord de siège ou d’établissement. Néanmoins, les recherches et les réflexions seront poursuivies sur le sujet au cours des années à venir. Le réseau entamera en outre des démarches pour solliciter son accréditation auprès d’organisations régionales et supra nationales africaines comme l’Union Africaine dans l’objectif d’obtenir au moins deux accords de ce type sur la durée du programme.

b. Elargissement du réseau à de nouveaux membres

Le réseau s’est élargi à deux nouvelles structures en 2012, faisant passer le nombre total des membres à 21 à fin 2012 (compte tenu de l’arrêt de la collaboration avec deux anciennes structures). L’adhésion d’une troisième structure (Madagascar) est soumise à une décision formelle et écrite de son Conseil d’Administration (prévu en mars 2013).

b.1. Association pour la Gestion de l’Environnement et du Développement (AGED

L’Association pour la Gestion de l’Environnement et du Développement est une organisation burkinabé créée en 2001 et reconnue comme ONG en 2003 avec pour mission :

  • Accompagner le processus de structuration et de développement des populations rurales qui valorisent leurs diversités
  • Influencer les décisions politiques et économiques dans le pays en matière de gestion des ressources naturelles visant à améliorer de façon significative le niveau de vie des populations rurales
  • Stimuler la promotion économique, sociale et culturelle des populations rurales à travers leur participation libre et responsable au processus de transformation qualitative de leur environnement.

http://www.aidr.org/Association-pour-la-Gestion-de-l.html

b.2. Bureau d’Appui Santé et Environnement (BASE)

Le Bureau d’Appui Santé et Environnement est une association tchadienne créée en 1996 avec pour mission de susciter des initiatives novatrices susceptibles de promouvoir le développement durable plus particulièrement dans les domaines de la santé, du développement social et de la promotion de l’environnement à l’issue d’un programme de santé financé par la Coopération Suisse dans le souci de combler un vide. Elle voudrait intervenir à terme dans le domaine de l’assainissement urbain et compte faire une étude préliminaire dans ce sens sur Ndjamena.

http://www.aidr.org/Bureau-d-Appui-Sante-et.html

b.3. Confirmation d’adhésion

Conformément à ses procédures d’adhésion, la MJCD (Mutuelle des Jeunes Chrétiens du Développement - Bénin) qui a rejoint l’AIDR, il y a deux ans a été confirmé comme membre définitif après une phase d’observation de deux ans conformément aux statuts du réseau.

b.4. Objectifs d’élargissement

Au titre des objectifs d’élargissement, il a été précisé que la stratégie d’élargissement de l’AIDR répond à deux principaux objectifs : un objectif tourné vers l’extérieur (par la création de plates formes nationales) et un objectif interne (pour porter à une trentaine le nombre des membres à l’horizon 2015).

L’élargissement par de nouveaux membres s’articule autour de quatre pistes possibles :

  • Un élargissement dans les secteurs de la santé et de l’appui au processus de décentralisation dans les pays actuels d’implantation pour renforcer certaines plates formes (Bénin, Madagascar, Mali)
  • Un élargissement dans les pays actuels d’implantation où il n’y a qu’un seul membre de l’AIDR (Tchad, Cameroun)
  • Une ouverture sur de nouveaux pays en Afrique de l’Ouest notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pays à fort potentiel
  • Une ouverture du réseau aux pays anglophones et aux ONG du Nord.

L’ouverture aux pays anglophones se fera progressivement, plutôt vers 2014 et l’année 2013 sera mise à profit pour une prospection dans ce sens. Quant aux ONG du Nord, elles doivent être des ONG de terrain et professionnelles et leur procédure de recrutement devra obéir aux critères définis par l’AIDR.

b.5. Ajustement des procédures d’adhésion

Au titre de l’ajustement des procédures d’adhésion, il a été décidé de :

  • Nommer un membre du Bureau comme responsable aux adhésions
  • Soumettre la confirmation du membre à la fin de sa phase probatoire à trois conditions : la présentation des rapports d’activités annuels consolidés de la structure ; la présentation de rapports financiers annuels consolidés et audités ; la présentation du procès-verbal de la dernière assemblée générale annuelle
  • Accorder une attention plus particulière dans l’adhésion de toute nouvelle structure à sa taille et solidité technique et financière, ses perspectives stratégiques et sa prise en compte de critères sociaux.
c. Caractériser et négocier des accords avec d’autres réseaux stratégiques

L’AIDR a fait le choix de ne pas intégrer en son sein des réseaux déjà structurés mais d’établir dans chaque pays en fonction des possibilités, des alliances stratégiques et opérationnelles avec des réseaux régionaux bien impliqués dans l’élaboration de politiques sectorielles de leurs pays en vue de développer une réelle synergie en matière de lobbying et de s’enrichir mutuellement de leurs pratiques, expériences et stratégies.

Il s’agit donc dans cette optique de repérer et caractériser dans un premier temps des réseaux potentiellement partenaires en vue de négocier des accords avec eux. Au cours de l’année deux réseaux ont pu être identifiés en l’occurrence Vohary Salama à Madagascar et ENDA au Sénégal.

Vohary Salama est une plate-forme de douze ONG nationales et internationales avec un statut d’association et qui a 11 ans d’existence. Ses secteurs d’activités sont la santé, la population et l’environnement. C’est un réseau qui participe à l’élaboration de politiques sectorielles sur sollicitation des ministères et qui jouit de ce fait d’une reconnaissance auprès de l’Etat et des partenaires techniques et financiers à Madagascar.

Pour ENDA Sénégal, l’année 2013 sera mise à profit pour entamer les échanges avec ce réseau pour une meilleure connaissance et l’organisation d’une des sessions 2013 de l’AIDR au Sénégal sera une opportunité idéale pour initier éventuellement un début de collaboration.

Avec Vohary Salama, la relation établie en début d’année et les différents travaux et réflexions menées ensemble ont permis d’identifier des pistes intéressantes de collaboration autour des axes suivants :

  • Stratégie de lobbying politique, reconnaissance et place des ONG, financement des réseaux
  • Recherche développement / Management des connaissances
  • Renforcement de capacités

Les deux structures devront définir, pour le début de l’année 2013 un cadre global de collaboration avec l’identification de deux projets précis à mettre en œuvre autour des axes ci-dessus.

d. Doter le réseau d’une capacité permanente d’animation

La mise en place d’un secrétariat permanent à Lomé, bien que déjà prévue au cours du dernier programme triennal bute pour le moment sur les disponibilités financières du réseau et ne pourra donc voir le jour qu’avec la mobilisation de fonds pour cette activité.

Pour accompagner le Bureau et animer de manière plus constante la vie de l’AIDR 7 commissions ont été mises en place. Il s’agit des commissions ci après :

d.1. Conseil d’Administration (au 30 juin 2012)

Amadou Abdoulaye Cisse (AFAR) Nicolas Béroff Azèta Ouedraogo (APME.2A) Komi Abitor (ETD) Aline Dato (CDEL)

d.2. Commission des adhésions et de l’élargissement

Aline Dato (CDEL) Dahab Manoufi (BASE) Gaston Mananjara (T&D) Simon Yon Tjéga (MIFED Cameroun)

d.3. Commission de négociation avec des réseaux stratégiques et les instances régionales et supranationales

Gaston Mananjara (T&D) Komi Abitor (ETD) Lucas Agbanaglo (CREDI) Renée Chao-Béroff (PAMIGA)

d.4. Commission d’accompagnement de suivi et d’évaluation des activités des plates-formes nationales

Azèta Ouedraogo (APME.2A) Amadou Abdoulaye Cisse (AFAR) Jean Yatombo (RAFIA) Memounatou Garba (SOLIDEV)

d.5. Commission des services aux membres

Faustin Djagba (MJCD) Boureima Drabo (AGED) Charlot Razakaharivelo (FIDEV) Hanitriniaina Andrianarinosy (HARDI) Juliette Compaore (ASMADE) Koffi Gbedemou (CONGAT/ICB)

d.6. Commission des outils de financements (FAP, FEP et FRO)

Nicolas Béroff Abdoulaye Ouedraogo (APIL) Faustin Djagba (MJCD) Simon Yon Tjéga (MIFED Cameroun)

d.7. Commission des ressources financières et de mobilisation des fonds

Komi Abitor (ETD) Abdoulaye Ouedraogo (APIL) Bruno Galland (CIDR) Fatoumata Traoré (ICD)

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a. Validation de l’approche plate-forme nationale et définition d’une charte

La mise en place de plates-formes nationales (PFN) a pour objectif d’augmenter l’impact de l’AIDR par l’accompagnement à la création d’un minimum de 6 véritables plates-formes nationales d’ici 2015. Ces plates-formes ont pour objectif de participer à la professionnalisation des organisations de développement dans leur pays et de devenir forces de propositions dans la définition des politiques sectorielles publiques. Pour ce faire, chaque plate-forme nationale travaillera à rassembler autour d’elle une douzaine de structures « associées » qu’elle contribuera à professionnaliser à travers une offre de produits et de services adaptés en étroite collaboration avec l’AIDR réseau régional.

L’année 2012 a enregistré des avancées significatives au niveau de ce résultat. En guise de bilan, on peut noter :

  • La validation de la définition d’une plate-forme nationale : regroupement des membres AIDR à l’échelle d’un pays
  • La définition des objectifs poursuivis : cadre d’échanges et de renforcement entre pairs au niveau pays, ouverture sur d’autres structures pour contribuer à leur professionnalisation, augmentation de l’impact des actions de l’AIDR réseau, alliance avec d’autres réseaux pour des actions de lobbying
  • La définition du type d’activités que peut mener une plate-forme nationale : études, formations, partenariats stratégiques et ou opérationnels avec d’autres structures, mise en commun de projets, etc.
  • La définition du mode d’organisation et de fonctionnement
  • La constitution de deux plates-formes nationales au Burkina et au Togo
  • L’émergence de deux autres plates formes au Bénin et à Madagascar.

La commission d’accompagnement, suivi et évaluation des actions des PFN est chargée de définir prochainement la charte des PFN et de suivre l’évolution des différentes PFN.

b. Elaboration et mise en œuvre des programmes plates-formes

Durant les mois de mars et octobre 2012, un travail a été fait au niveau d’une première définition de programme possible pour quelques potentielles plates-formes nationales.

b.1. Plate-forme Bénin

  • Visibilité de l’AIDR et recherche d’informations pour la reconnaissance de l’AIDR au Bénin
  • Elargissement de l’AIDR : identifier de nouveaux membres potentiels dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement avec un objectif de 5 membres à l’horizon 2014
  • Partenariat opérationnel : définir et mettre en œuvre un projet commun
  • Construire un partenariat stratégique avec la maison de la société civile et le centre de promotion de la société civile au Bénin
  • Rédiger une note de cadrage sur la plate-forme et ses perspectives
  • Organiser un atelier national des dirigeants et cadres des 3 structures pour les rallier au projet de collecte de fonds privés
  • Echanges avec les plateformes Burkina et Togo

b.2. Plate-forme Burkina

  • Rechercher les informations pour la reconnaissance de l’AIDR comme ONG internationale au Burkina
  • Réaliser des visites inter-structures pour une meilleure connaissance réciproque
  • Tenir une assemblée générale de lancement de la plate-forme en mai 2012
  • Faire connaître l’AIDR et les membres du pays au SPONG, à la DSONG et à certains partenaires techniques et financiers
  • Elaborer son plan d’actions 2013 à soumettre pour validation à la session d’octobre 2012 (mars/avril 2013). Le plan d’actions 2013 prendra en compte l’idée de l’ouverture vers d’autres structures (définition de critères et grille de sélection, étude de besoins des membres associés, etc.)
  • Réaliser une étude sur le fundraising
  • Définir le projet associatif de la plate forme et le chiffrer

b.3. Plate-forme Madagascar

  • Recherche d’informations pour reconnaissance de l’AIDR
  • Renforcer les services d’appuis entre pairs par des rencontres semestrielles
  • Faire un état des lieux des réseaux existants (collectifs d’ONG) avec lesquels une collaboration peut être possible
  • Organiser une formation « management des connaissances » en 2013
  • Identifier un ou deux nouveaux membres à proposer au réseau

b.4. Plate-forme Mali

  • Rechercher des informations pour la reconnaissance de l’AIDR
  • Professionnaliser et renforcer les capacités des membres : organiser la formation « management des connaissances » au Mali (avec la participation des cadres de la plate-forme)
  • Mener des actions de plaidoyer : faire connaître l’AIDR, coopter de nouveaux membres, identifier des thèmes de plaidoyer et intégrer des réseaux thématiques.

b.5. Plate-forme Togo

  • Rechercher des informations pour la reconnaissance de l’AIDR en tant qu’ONG internationale
  • Clarifier les relations et le positionnement entre les structures membres afin de définir une stratégie d’intervention
  • Identifier une ou deux structures à proposer à l’AIDR (sur des thématiques différentes de celles des membres actuels, fortes, reconnues par les bailleurs)
  • Organiser un suivi trimestriel sur les engagements en « management des connaissances », préparer la participation de la plate-forme aux sessions AIDR
  • Elaborer des plans de formations : management de projets pour les cadres, modalités de facturation des services, etc. Ouvrir ces formations à des non membres
  • Caractériser les collectifs ONG (FONGTO et UONGTO) pour mieux connaître leur organisation et leur fonctionnement afin de proposer une stratégie des membres et de la plate-forme vis-à-vis de ces réseaux.

Pour accompagner l’ensemble du processus et la dynamique engagés, deux outils ont été mis en place à savoir le Fonds d’Appui aux Plates-formes (FAP) pour cofinancer certaines des actions des PFN, la commission d’accompagnement, suivi et évaluation des actions des PFN.

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a. Mener des activités de recherche-développement

En rappel, la démarche de recherche-développement de l’AIDR a pour ambition principale de mettre en œuvre des travaux de recherche-développement sur des thématiques prioritaires identifiées par les membres. Elle a aussi pour objectif, en fonction des évolutions des stratégies sectorielles, d’élaborer des produits et des services innovants. Il s’agit d’un travail complexe qui s’appuie en grande partie sur des études concrètes des membres et nécessite une préparation soutenue et minutieuse ; aussi l’AIDR a t-elle décidé d’inscrire les activités de ce volet dans la durée du nouveau programme 2012-2015.

En 2012, l’AIDR a identifié un certain nombre de thèmes (mobilisation de ressources propres des communes ; finance inclusive, environnement et énergies renouvelables ; renforcement du capital social des bénéficiaires ; environnement et développement local ; protection sociale et couverture maladie universelle) et mener des réflexions et des débats sur les différents thèmes en vue du choix d’un thème définitif fédérateur de l’ensemble des membres.

Bien que le thème de la couverture maladie universelle se dégage déjà, le choix du thème définitif se fera en 2013 et le travail de réflexion qui a démarré sur ce thème devrait se poursuivre. Une note de cadrage plus élaborée incluant programme de travail, proposition d’un comité de pilotage, identification de structures externes potentielles qui auront des expériences à proposer doit être proposée pour mars 2013. La possibilité d’associer aussi un ou deux spécialistes extérieurs sur le sujet a été retenue.

b. Diversifier les activités de formations et de renforcement de capacités

b.1. Formation sur la collecte de fonds privés au Sud

Les organisations de développement sont confrontées de plus en plus à la dure réalité de la diminution des financements de leurs actions par les partenaires du Nord, qui face aux grands changements intervenus dans le monde (nouveaux problèmes et enjeux du développement, crises économiques et financières, écologique, etc.), ont adopté de nouvelles postures et redéfini leurs priorités. Cette situation se traduit de manière concrète par la baisse et l’accès de plus en plus difficile à l’aide publique au développement, l’entrée sur le « marché du développement » de nouveaux acteurs concurrentiels des ONG, de nouveaux enjeux du développement (flux migratoire, changements climatiques, etc.). Tout cela a des répercussions importantes pour les ONG qui deviennent de plus en plus des opérateurs moins payés, donc des marges de manœuvre qui baissent influant sur leurs capacités à innover et constituer des fonds propres, gage de leur autonomie.

L’ensemble de ces raisons ont donc motivé l’AIDR à initier une telle formation au profit de ses membres pour leur permettre de :

’*Elaborer des stratégies qui leur permettront de continuer à se professionnaliser malgré ces contraintes, ’*Identifier des fonds privés au niveau national qui peuvent devenir des partenaires stratégiques pour soutenir le renforcement de leurs capacités, ’*Définir le type de lobbying pour amener les gouvernements de leurs pays à prendre mieux en compte nos ONG et dégager une ligne de cofinancement pour leurs actions.

La formation a été animée par l’Association Française de Fundraisers (AFF) dont la mission est d’accompagner à l’acquisition de méthodes et d’outils pour la levée de fonds privés (individus, mécénat d’entreprises) en deux étapes.

La première étape s’est traduite par une journée à la session de mars qui a été consacrée à l’identification des besoins des membres en termes d’appui à la collecte de fonds privés dans leur pays d’origine. Les travaux de cette première journée ont surtout permis aux membres de :

’*Noter un certain nombre de constats et questions en lien avec le sujet (notre vision du développement, celle des donateurs, image actuelle des ONG, etc.) ; ’*Recevoir des apports de l’AFF sur les différentes étapes du fundraising : se connaître, s’analyser, fixer des objectifs, identifier ses cibles, construire son offre et les bénéfices associés, construire son argumentaire, construire son plan d’approche, tester la pertinence et l’efficacité de son approche, construire, fidéliser, entretenir la relation. ’*Initier au niveau de quelques PFN, comme action préalable, la réalisation de la cartographie de l’environnement de leurs pays respectifs (cibles, fiscalité, expériences déjà réalisées et enseignements, etc.).

La seconde étape s’est déroulée sur 3 jours lors la session d’Antananarivo avec pour objectif d’aboutir à la formalisation de projets opérationnels sur 6 à 9 mois (incluant suivi) à mettre en œuvre par les membres, pour au moins deux PFN. Les participants ont pu à ce stade au regard des différentes initiatives de deux PFN (étude au Burkina, identification des entreprises donatrices au Togo) renforcer leur intérêt et confiance dans la démarche et tirer de riches enseignements pour la poursuite de leurs actions.

Les apports essentiels de cette étape ont porté sur l’approfondissement des éléments de la stratégie, notamment - les questions essentielles que se pose un donateur - ses attentes - construire son discours donateur - construire son offre ; cerner toute la complexité de la démarche en terme de meilleure connaissance des donateurs (8 questions essentielles qu’ils se posent), du processus, des réponses à apporter (discours donateur) et de la posture (catégorisation, entretien de la relation, …).

Le dernier jour a été consacré à la méthodologie et à la définition des plans d’actions personnalisés des plates formes.

Les points suivants ont alors été étudiés :

  • Quel est mon objectif à atteindre dans six mois
  • Qu’aurai je fait ? Quoi ? Combien ?
  • Comment je compte atteindre cet objectif ? (étapes intermédiaires, indicateurs, ressources à mobiliser)
  • Quels sont mes besoins d’appui auprès de mes collègues de l’AIDR ?
  • Quels sont mes besoins d’appui auprès de l’AIDR réseau ?
  • Qu’est ce que je peux apporter à mes collègues de l’AIDR ?
  • Quelle va être ma 1ere action demain ?

b.2. Formations prévues pour 2013

Deux types d’activités sont prévus :

  • Les formations organisées par l’AIDR réseau pour les dirigeants des structures : suivi de l’avancement des projets de percée fundraising (1 jour par le formateur) avec la possibilité de faire travailler le formateur deux jours sur un ou deux projets précis de plate-forme en marge de la session en avril 2013 (participation aux frais par les PFN). Puis une formation sur le calcul des coûts et le mode de facturation en octobre 2013 pour les dirigeants.
  • Les formations organisées par les PFN et qui intègrent les cadres des structures : PFN Burkina sur le thème « le pilotage du changement », PFN Togo sur un thème à définir, PFN du Benin sur un thème à définir.
c. Développer les activités de management des connaissances

c.1. Formation en management des connaissances

Une formation de 5 jours a été réalisée à Bobo-Dioulasso au Burkina au mois de juin 2012 et a réuni 19 cadres et dirigeants de 4 structures du Burkina, du Cameroun et du Mali (APME, ASMADE, ICD et MIFED Cameroun).

Les objectifs de cette formation étaient :

  • Comprendre l’intérêt, les enjeux stratégiques et opérationnels d’une démarche de management des connaissances
  • Maîtriser les outils fondamentaux du management des connaissances
  • Définir un programme personnalisé de management des connaissances adapté à l’organisation et le mettre en œuvre.

Elle s’est déroulée en alternant des apports théoriques et de mise en pratique, ce qui a permis aux participants à l’issue de la formation de se familiariser avec les concepts théoriques (fondamentaux), d’élaborer des plans d’actions personnalisés avec des projets de percée, et d’être initiés à la rédaction d’articles et de documents et leur diffusion sur le site intranet UNGANA.

c.2. Programmes de management de connaissances

Au cours de l’année 2012, huit structures se sont engagées à l’issue des formations sur le management des connaissances à définir et mettre en œuvre une démarche KM. Ce sont, suite à la formation de Lomé (novembre 2011) : CDEL, CREDI, MJCD et RAFIA et suite à la formation de Bobo-Dioulasso : APME, ASMADE, ICD et MIFED Cameroun.

Chacune de ces structures dispose d’un plan d’actions rédigé, mais globalement, ces plans d’actions n’ont pas beaucoup avancé. On peut classer les structures en 2 groupes : un groupe composé de MJCD (élaboration du processus structuré de formation des élus communaux), RAFIA (beaucoup de production, mais un processus pas encore très clair), CREDI et CDEL (pas beaucoup d’avancement) ; un second groupe composé de ICD, MIFED Cameroun et APME.2A qui n’ont pas commencé la mise en œuvre de leur plan.

Une seule structure, ASMADE a fait un très bon travail en réalisant son projet de percée portant sur l’élaboration d’un document référentiel sur le processus de mise en place de mutuelles de santé. Toutes les étapes prévues dans ce projet ont été réalisées. ASMADE a entièrement bouclé le processus et le document définitif a été produit à l’issue d’un atelier de validation en équipe restreinte et de la lecture de la première version par un groupe externe dont les retours ont permis la finalisation dudit document.

c.3. Production de documents sur UNGANA

Le nombre total de documents publiés sur UNGANA en 2012 est de 24 ; 4 sur le thème « Développement local et décentralisation », 6 sur le thème « Agriculture familiale et accès au marché », 5 sur le thème « Microfinance », 4 sur le thème « Santé et micro-assurance maladie » et 5 d’intérêt général. On notera une évolution en termes de publication par rapport à l’année dernière car sur 24 documents publiés sur le site en 2012, 10 ont été produits par les membres de l’AIDR (hors CIDR).

d. Organiser des activités d’échanges d’expériences et de partage de pratiques entre pairs

Elles ont été menées à différents niveaux :

  • Au niveau du réseau régional à travers les sessions semestrielles (mars et octobre 2012, 5 jours chaque fois) : les deux sessions de 2012 ont effectivement permis aux membres de s’enrichir mutuellement sur différents sujets en particulier la mise en œuvre des programmes de management des connaissances et des programmes d’activités des PFN. Les acquis et les enseignements des uns et des autres par rapport aux processus, stratégies et mode de fonctionnement ont fait l’objet d’échanges et de partage entre les membres.
  • Au niveau des plates-formes nationales soit entre membres lors de leurs réunions de travail ou entre différentes plates-formes et peuvent porter à la fois sur des aspects stratégiques (communication, lobbying, etc.) ou des aspects opérationnels. Plusieurs plates-formes ont organisé des séances de travail et mené des actions conjointes au cours de l’année d’une part et il y a aussi eu des échanges d’expériences et de pratiques entre plates-formes de différents pays d’autre part.
En lien avec le résultat 4

L’AIDR propose à ses membres et aux plates-formes nationales des outils financiers pour accompagner leur développement. Le programme 2012-2015 prévoit de développer les activités du Fonds d’Etude Préalable (FEP), d’intensifier les activités du Fonds de Renforcement Organisationnel (FRO) et de mettre en place un Fonds d’Appui aux Plates-formes nationales (FAP).

a. Développer les activités du FEP

Le FEP a été jusque là le « parent pauvre » des outils car très peu sollicité. Une seule demande a été enregistrée de la part de MJCD (Bénin) pour la réalisation d’une étude de faisabilité visant la création d’un centre communal d’initiatives et d’emplois locaux (CIEL) avec la commune d’Ouidah comme partenaire potentiel. Le projet a été bien accueilli par les élus locaux et la commune qui se dit prête à soutenir le fonctionnement du cadre et à y impliquer une coopération décentralisée française. L’étude est bouclée et un atelier de validation a au lieu en fin d’année. Les rapports technique et financier sont attendus pour le mois de janvier 2013.

L’objectif de ce fonds a été reprécisé aux membres lors de la session d’octobre à savoir que c’est un fonds destiné à cofinancer une étude avec un partenaire identifié et si possible un partenaire technique et financier intéressé pour déboucher sur un projet. Il vise donc à aider la structure à identifier un nouveau projet, diversifier ses activités, avoir un partenaire technique (contact, accord) et idéalement associer un partenaire financier qui serait preneur des conclusions de l’étude.

Afin d’intensifier le niveau de demandes, il est prévu dans le cadre du programme 2012-2015, une évaluation de l’utilisation et de l’impact de ce fonds (avril 2013) afin, si nécessaire, d’en ajuster les modes de fonctionnement, voire les types d’actions soutenues.

b. Intensifier les activités du FRO

b.1. Centre de Développement Economique Local (CDEL Bénin)

En mars 2012, le dossier FRO du CDEL était entièrement terminé avec l’envoi des rapports d’activités et financier. Les différentes missions sont terminées : un document est disponible sur le plan de formation, le plan de communication a été finalisé mais est peu opérationnel et la stratégie de mobilisation des ressources terminée avec des pistes et un état des lieux.

Pour les membres de l’AIDR, tous ces documents peuvent être obtenus auprès du CDEL (et pour certains sur le site UNGANA). Le CDEL bénéficie de l’accompagnement d’OXFAM pour la redéfinition d’un nouveau plan de communication plus adapté et la recherche de fonds.

b.2. Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto-développement (RAFIA Togo)

RAFIA a bénéficié fin 2011 d’un FRO pour élaborer son plan d’orientation stratégique (POS). Le dossier a été finalisé, le POS a été élaboré de même qu’un cadre logique et un budget. Le plan d’orientation stratégique de RAFIA est disponible sur UNGANA.

Le processus a été très riche et a permis à RAFIA de tirer des enseignements pour l’améliorer son fonctionnement tant au niveau organisationnel qu’opérationnel. L’appui de l’AIDR a également permis une meilleure participation et appropriation par l’équipe.

Ce fonds n’a pas enregistré depuis de nouvelles demandes. Il est cependant à noter que CREDI (Togo) a bénéficié en 2012 d’un appui de deux membres de l’AIDR pour accompagner la structure dans l’amélioration et la reformulation de son POS.

c. Mettre en place les activités du FAP

Quant au FAP dont l’objectif est d’accompagner la structuration et le développement des plates-formes nationales AIDR dans un pays donné, sa création a été effective fin 2012 et deux plates-formes, celles du Burkina et du Togo ont bénéficié de cofinancement de cet outil pour respectivement la réalisation d’une étude sur les possibilités de collecte citoyenne au Burkina et d’une formation des cadres au Togo (sur le thème de la gestion par projet) à destination des membres de l’AIDR et d’une structure « associée ».

Documents joints

Le management des connaissances au service du développement