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Rapport d’activités 2011

Suite à l’évaluation de son précédent programme, l’AIDR a défini en fin d’année 2008 un nouveau programme triennal pour la période 2009-2011. Le présent rapport rend compte des activités de l’exercice 2011.

Rappel des axes de travail 2009-2011

Objectifs globaux

  • Participer à la mise en place et à la professionnalisation de structures de développement au service des populations défavorisées en Afrique
  • Contribuer, en s’appuyant sur les actions menées, à la définition des politiques publiques et sectorielles au niveau national et sous-régional.

Objectif spécifique

  • Rendre les structures membres de l’AIDR plus performantes, innovantes et visibles.

Résultats attendus

  • Résultat 1 – Les structures membres de l’AIDR ont renforcé leurs capacités opérationnelles et organisationnelles
  • Résultat 2 – Les structures membres de l’AIDR ont atteint une portée plus significative en développant des alliances opérationnelles
  • Résultat 3 – Le réseau AIDR est institutionnalisé et s’est élargi
  • Résultat 4 – L’AIDR et les structures membres sont reconnues dans leurs secteurs d’activités, dans leurs pays et leurs sous-régions.

Activités 2011

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a. Activités de formation

a.1. Formation sur le thème du développement durable

Une formation réalisée à Autrêches en mars 2011 sur le thème du développement durable (DD) a permis aux participants d’avoir une vision claire du concept, d’en appréhender les contours et les enjeux.

Le DD est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures et de répondre aux leurs. Il a pour finalité le développement humain soutenable par une biosphère et qui favorise une démocratie participative à tous les niveaux. Il est sous tendu par 5 principes qui sont la participation des acteurs, la subsidiarité, la transversalité des approches, l’amélioration et l’évaluation continues, l’articulation des niveaux de territoires et des échelles de temps.

Le développement durable a été adopté comme un fondement des politiques et des stratégies de nombreuses organisations et institutions publiques et privées. La nécessité de bien estimer la situation d’un projet vis-à-vis du développement durable implique de disposer d’un instrument d’analyse.

Une part importante de la formation a porté sur l’instrument d’analyse mis au point par le Ministère de l’Equipement en France. Il a développé une première grille de mesure (RST01) afin d’analyser ses propres projets. Au terme de cinq ans d’utilisation, et à la demande de nombreux utilisateurs, une seconde version a été élaborée (RST02).

Cette grille, à partir d’une liste de questions à renseigner, permet d’apprécier tous types de projet (étude, programme, etc.) quel que soit son état d’avancement, de la conception à la mise en œuvre. Elle permet une analyse d’un projet selon les critères du développement durable, en l’évaluant soit, a priori, avant son début d’exécution, soit au fur et à mesure de son avancement ou encore a posteriori, après la fin de sa mise en œuvre. Les résultats, affichés sous la forme de graphiques, apportent un éclairage sur le potentiel d’amélioration d’un projet.

La grille se présente comme un fichier Excel dont les cinq onglets correspondent respectivement à :

  • Un tableau des performances contenant 29 critères à renseigner en s’appuyant sur le guide de questionnement » du manuel d’utilisation
  • Les résultats s’affichent dans les trois onglets suivants, sous forme d’un graphique en radar présentant le « profil développement durable », d’un « escalier de la gouvernance » et d’une « courbe de température » départageant les critères les mieux et les moins bien pris en compte
  • Un dernier onglet permet d’affiner si besoin les paramétrages.

Le guide d’utilisation de la grille indique les objectifs et les principes fondateurs de la grille (reprenant les 27 principes fondateurs de la Déclaration de Rio). La partie « description de la grille » explique les relations entre questionnements, critères et dimensions du développement durable liés. Une quatrième partie donne des conseils préparatoires à l’utilisation de la grille. Enfin une bibliographie indique les ouvrages fondamentaux sur le développement durable.

Ces outils peuvent être téléchargés sous forme de kit à graver en cédérom sur le site du Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu).

a.2. Formation sur le management d’équipes

Au Togo, l’AIDR a organisé une formation des cadres des 5 structures dont trois membres de l’AIDR sur le management d’équipe. Cette formation cofinancée par l’AIDR et animée par un consultant du Nord (France) a vu la participation de 5 cadres de CREDI, 7 cadres d’ETD, 2 cadres de RAFIA, 2 cadres de GRADSE (Groupe de Recherche Action pour le Développement Social et Economique) et le responsable de PADES (GRADSE et PADES sont deux ONG togolaises non membres de l’AIDR associées à la formation).

b. Activités de management des connaissances.

b.1. Formation sur le management des connaissances

Une formation de 5 jours réalisée au Togo en Novembre a réuni 15 participants issus des structures ETD, CDEL, RAFIA, MJCD, CREDI, CONGAT/ICB, sur le management des connaissances avec pour objectifs généraux de :

  • Comprendre l’intérêt, les enjeux stratégiques et opérationnels d’une démarche de management de connaissances ;
  • Maîtriser les outils fondamentaux du knowledge management ;
  • Pouvoir assurer la mise en œuvre d’une démarche KM adaptée aux priorités opérationnelles de son organisation, sur la base d’une bonne identification des besoins liés à la transmission de savoirs et des possibilités en termes de moyens ;
  • Avoir élaboré les grands axes d’un plan d’actions pour entrer dans la dynamique de l’ « organisation apprenante ».

A l’issue de la formation :

  • Les fondamentaux du management de connaissances ont été présentés aux participants
  • Les participants ont défini leurs projets personnalisés de management de connaissances
  • Les participants ont été initiés à la rédaction d’articles et documents et leur diffusion à travers le site intranet UNGANA
  • Chacun des participants maîtrise la démarche d’élaboration d’une fiche d’expertise : quelques expertises ont été publiées sur UNGANA.

b.2. Appui aux divers programmes de management des connaissances

Au cours de l’année 2011, seule parmi les quatre associations de l’AIDR pilotes en matière de management des connaissances, ETD (Bénin / Togo) a avancé en matière de management des connaissances en définissant un processus métier, validé par les parties prenantes (acteurs des filières agricoles) lors d’ateliers participatifs. Ce processus doit être définitivement validé avant d’être confronté au processus existant sur UNGANA, qu’il va compléter. Ayant dû faire face à d’autres priorités, les autres structures, en particulier HARDI (Madagascar) et MIFED-Cameroun n’ont pas pu avancer dans la définition et la mise en en œuvre d’un programme de management des connaissances.

Suite à la session de formation en management des connaissances de novembre 2011 à Lomé, et à la lumière des difficultés rencontrées lors de l’élaboration des programmes de management des connaissances de « première vague », deux nouvelles structures AIDR ont défini un programme de management des connaissances à la fois dans une perspective stratégique d’évolution de leur structure et d’implication de leurs cadres : MJCD (Bénin) et RAFIA (Togo).

Pour le présent plan d’actions de la MJCD-ONG, l’attention sera portée essentiellement sur l’élaboration des plans pluriannuels de formation des communes. Le choix de cette action se justifie par le partenariat actuel de la MJCD avec la SNV qui lui demande de poursuivre à moyen terme, toutes les activités de renforcement de capacités actuellement assurées par la SNV au profit des communes. Les résultats d’une étude réalisée par un bureau d’études en 2010 au niveau de toutes les communes du Bénin sur financement de la Coopération Technique Belge, révèlent qu’aucune commune du Bénin ne dispose réellement d’un plan pluriannuel de formation, véritable outil en matière de renforcement des capacités. La valorisation et le partage des connaissances d’élaboration des plans pluriannuels de formation des communes constitueront pour les cadres de la MJCD-ONG une source de motivation, leur permettra certainement d’être plus efficaces dans le processus d’accompagnement des communes.

RAFIA entend démarrer sa démarche de management des connaissances sur le thème : « Capitaliser, formaliser et opérationnaliser les acquis de RAFIA sur le processus de mise en place des Coopératives Agro-pastorales et de leurs unions ». L’intervention de RAFIA est centrée sur ses partenaires privilégiés que sont les CAP et leur réseau (UNICAP). Or, le processus de mise en place de ces organisations de base qui est l’une des meilleures expériences de RAFIA n’existe pas sous forme de documents de référence formalisés. Il s’agit donc dans le cadre de ce projet de percée, de le formaliser pour donner des repères méthodologiques et pratiques permettant de valoriser l’expérience. La mise en œuvre de ce projet de percée permettra de repérer les savoirs au sein de l’équipe sur cette démarche, d’expliciter les connaissances tacites sur la démarche pour au bout du compte, formaliser une démarche de mise en place des CAP et UNICAP. Elle permettra d’améliorer les prestations des cadres de RAFIA, d’accroître la satisfaction des bénéficiaires et des partenaires opérationnels et stratégiques et de promouvoir l’image de marque de RAFIA.

b.3. Production des documents sur UNGANA

Au cours de l’année 2011, les membres de l’AIDR ont publié 44 documents sur le site de management des connaissances UNGANA : 8 documents sur « Agriculture familiale et accès au marché » ; 7 documents sur « Développement local et décentralisation » ; 10 documents sur « Microfinance » ; 9 documents sur « Santé et micro-assurance » ; 10 documents transversaux (principalement sur la gestion des ressources humaines).

c. Fonds de renforcement organisationnel et d’étude préalable

Au cours de l’année 2011, le Fonds de Renforcement Organisationnel (FRO) et le Fonds d’Etudes Préalables (FEP) ont financé 4 dossiers au bénéfice de CDEL, RAFIA et T&D et de la plate-forme Togo à travers ETD. Le bilan suivant peut être dressé :

Le CDEL (Bénin) a bénéficié d’un cofinancement FRO d’un montant de 3 500 000 F CFA (5335 euros) pour 4 missions à savoir 1) stratégie de mobilisation de fonds, 2) définition d’une politique de communication, 3) définition d’une politique de formation et 4) suivi post plan stratégique. Des rapports existent sur les trois premières missions et celui sur la stratégie de mobilisation de fonds est en relecture et pourrait être finalisé pour le mois de mars 2012. De manière globale, l’équipe du CDEL a été confortée dans ses pistes de réflexion sur le premier sujet ; pour le plan de communication, elle est satisfaite sur la méthodologie d’accompagnement mais les résultats ne sont pas à la hauteur de ses attentes ; le travail sur le plan de formation a démarré et des outils à renseigner existent mais un retard existe sur l’élaboration du plan de formation proprement dit.

RAFIA (Togo) a bénéficié d’une subvention du FRO d’un montant de 4 086 euros représentant 80% du budget pour l’élaboration de son plan d’orientation stratégique 2012-2016. Pour conduire le processus un comité de pilotage composé de quatre personnes issues de l’AIDR (une personne), RAFIA (deux personnes) et d’une personne ressource externe a été mis en place. Le bureau CEFCOD du Burkina a été choisi pour accompagner RAFIA. Un atelier de restitution et de validation des conclusions a été mené, avec la participation du CEFCOD et de l’AIDR, au mois de novembre. Le rapport final est prévu pour le début de l’année 2012.

T&D (Madagascar) a bénéficié de 2 080 euros du FRO pour la mise en place d’un site Web. Le site a été conçu (www.terrdev.mg) et mis en ligne depuis juin 2011. Il est en cours de perfectionnement par un jeune bureau. Les rapports technique et financier sont aussi clos. T&D n’est pas totalement satisfait des résultats : un seul cabinet a répondu aux TDR ; bien que techniquement compétent, le cabinet manquait de compétences en communication ce qui a occasionné beaucoup d’incompréhensions et de perte de temps. Pour faire un site, il faut définir d’abord la charte graphique et la totalité de ce qu’on veut y mettre avant de démarrer la construction du site.

ETD a bénéficié, pour le compte de la plate-forme Togo, d’un financement de 2 000 euros à titre d’appui pour la réalisation d’une formation des cadres des structures membres de l’AIDR au Togo sur le management d’équipe. Le coût de la formation s’est élevé à plus de 7 000 euros ; les participants ayant couvert par leurs frais de participation la différence.

d. Appui conseils entre pairs

Les assemblées générales de l’AIDR incluent dans le programme de l’activité, des moments d’échanges entre pairs sur l’état d’évolution des structures membres. Ces séances organisées en 2011 sur l’état d’avancement des structures ont permis à l’assemblée d’apprécier la vie et les évolutions opérées au sein de certaines structures. Ces différentes informations ont conduit l’assemblée à émettre des avis, observations, conseils et recommandations afin de permettre aux dirigeants des structures concernées de mieux appréhender les diverses solutions à leurs préoccupations ou d’envisager des pratiques à même de contribuer à l’amélioration de la performance de leur structure.

Sept structures membres (APME.2A, APIL, CREDI, ICD, HARDI, MIFED Cameroun et RAFIA) ont pu ainsi informer les autres membres sur la vie de leurs ONG et bénéficier de conseils et recommandations appropriés.

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a. Réseau d’expertise sur UNGANA

Il s’est essentiellement agi de poursuivre les travaux initiés en 2010 par la mise en place effective et progressive de réseaux d’expertises internes sur UNGANA en vue de permettre aux utilisateurs de cet outil d’avoir accès à des expertises relatives aux domaines d’intervention des membres. Un fichier type a été élaboré ; il existe actuellement sur UNGANA 15 expertises dans les domaines suivants : agriculture familiale et accès au marché (3) ; développement local et décentralisation (6) ; microfinance (5) ; santé et micro-assurance (1).

b. Activités de veille stratégique

Cette activité a été initiée en 2010 avec pour objectif d’informer régulièrement l’ensemble des membres sur les différents appels à projets en rapport avec leurs champs d’intervention et domaines de compétences et placée sous la responsabilité d’une commission interne. Si le fonctionnement de la commission s’est bien déroulé en 2010, il faut noter qu’elle a connu un sérieux ralentissement au cours de l’année 2011 et gagnerait à être réactivée pour les prochaines années.

c. Conception, planification et réalisation d’opérations conjointes

APME.2A au Burkina, ICD au Mali et ETD au Benin-Togo sont des structures intervenant dans la promotion de l’agriculture familiale dans leurs pays respectifs. A ce titre, ils ont développé et mis en œuvre respectivement en partenariat avec le CIDR sur plusieurs années, différents programmes autonomes visant à augmenter et sécuriser durablement les revenus des petits et moyens producteurs ruraux en les connectant à des marchés urbains solvables par le truchement d’entreprises à finalité sociale fonctionnant sur une logique économique (ESOP).

Ces différents programmes ont donné des résultats intéressants dans leurs pays respectifs et arrivent tous en fin de phase. Au regard de l’intérêt de la démarche ESOP promue dans ces programmes (entreprises de services et organisations de producteurs), il a été jugé intéressant d’élaborer un programme régional sur 4 ans. L’enjeu des 4 prochaines années est de répliquer les méthodologies d’intervention, et d’en valoriser les résultats, ce qui permettrait à n’en pas douter d’augmenter le nombre de producteurs touchés et d’améliorer l’impact des actions sur le terrain.

D’autre part ils souhaitent élaborer, en collaboration avec des universités, une méthodologie commune de mesure et de suivi des effets et impacts des ESOP sur les producteurs, qui les analysera sur les plans économique (augmentation et sécurisation des revenus, effets d’entraînement sur de nouvelles stratégies de production et d’investissement des exploitants agricoles), technique (mise en culture de nouvelles productions, mise en œuvre de nouvelles techniques de productions), environnemental (mise en œuvre de pratiques culturales ayant un impact positif sur l’environnement, valorisation du patrimoine foncier), social (participation des hommes et des femmes au sein des organisations de producteurs, capacité de négociation avec différents acteurs), physique (augmentation des capacités d’investissement dans les biens d’équipement, accès à des services publics).

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a. Institutionnalisation et élargissement de l’AIDR

a.1. Institutionnalisation de l’AIDR

En mars 2011, à l’issue du constat des difficultés d’enregistrement du réseau au Benin malgré les multiples efforts déployés, l’assemblée générale a décidé de transférer le siège de l’organisation au Togo et de s’y faire reconnaître.

Les démarches ont été initiées depuis et la reconnaissance juridique poursuit son cours au Togo. Le processus donne droit à deux numéros : i) le numéro d’enregistrement qui a été obtenu ; ii) le numéro de récépissé non encore obtenu.

Conformément aux statuts, le Conseil d’Administration de l’AIDR a été renouvelé en mars 2011. Les nouveaux membres sont : Amadou Cissé (AFAR – Mali), président ; Azèta Ouedraogo Dinga (APME.2A - Burkina), secrétaire ; Nicolas Béroff (CIDR - France), trésorier ; Komi Abitor (ETD - Togo), conseiller ; Aline Dato Adjibi (CDEL - Benin), conseillère.

Les statuts et le règlement intérieurement ont été relus au cours de l’année et les différentes modifications qui y ont été apportées ont été adoptées à l’unanimité.

a.2. Elargissement de l’AIDR

Dans le cadre de l’élargissement de sa base sociale, l’AIDR a invité six nouveaux candidats au cours de l’année dont deux ont été acceptés comme membres. Il s’agit d’ASMADE au Burkina et de CONGAT-ICB au Togo.

ASMADE (Association SonguiManégré / Aide au Développement Endogène) est une ONG créée en 1994 et reconnue en 1996. Elle compte actuellement 35 employés et une centaine de membres. Elle est coordonnée par Mme Compaore Juliette. ASMADE appuie les organisations de base à traduire leurs préoccupations en projets réalistes pour participer à la lutte contre la pauvreté. Il s’agit pour elle d’œuvrer pour la promotion des droits sociaux tels que la santé, l’éducation et la sécurité alimentaire des populations à la base. Les domaines d’actions de l’ONG sont la promotion de l’éducation ; l’insertion socio professionnelle des jeunes ; la promotion des échanges interculturels Sud-Sud et Nord-Sud ; l’appui aux acteurs de l’alimentation de la rue ; la promotion de la santé par l’assainissement ; la mise en place de mutuelles et l’appui à l’accès aux soins en santé de la reproduction.

CONGAT-ICB (Conseil Gestion Afrique Togo/Initiatives des Communautés à la base) dirigé par M. Koffi Gbedemou a été créée en 1987. Elle a un effectif salarié de 16 personnes et intervient dans les domaines suivants : organisation des partenaires à la base ; production agricole et protection de l’environnement ; mère et enfant/femme et développement ; santé communautaire ; infrastructures communautaires. Les leçons tirées au cours au l’année en matière d’élargissement du réseau ont permis de préciser et d’affiner les critères et procédures d’adhésion et d’identifier des critères d’appréciation des futurs candidats. Ces nouvelles procédures ont fait l’objet d’un manuel écrit précisant les modalités d’adhésion ; la nomination d’un responsable aux adhésions ; la stratégie d’élargissement ; les critères d’appréciation.

b. Plateformes nationales

L’AIDR est un réseau en croissance, d’où la nécessité d’anticiper sur un certain nombre de préoccupations qui vont se poser avec le temps au niveau organisationnel (nombre d’AG annuelles, adhésion de réseaux, etc.). Se pose donc, parmi d’autres sujets, la mise en place des plates-formes nationales.

b.1. Définition et objectifs

Une plate-forme nationale est l’ensemble des organisations membres de l’AIDR dans un pays. Une structure est donc en premier lieu membre de l’AIDR et par conséquent peut devenir membre d’une plate-forme et non pas l’inverse. La décision d’adhésion à une plate-forme nationale est donc validée par l’Assemblée Générale de l’AIDR. Une PFN peut nouer des relations avec des ONG de son pays non-membres de l’AIDR et les associer à ses activités. Mais ces structures ne sont ni membres de l’AIDR (et donc pas éligible aux organes de gouvernance) ni membres de la PFN.

Les objectifs d’une PFN peuvent être les suivants :

  • Changer la perception des pouvoirs vis-à-vis des ONG dans le pays ;
  • Défendre et valoriser les valeurs de l’AIDR dans le pays ;
  • Renforcer la synergie entre les membres de même que leurs capacités opérationnelles et organisationnelles ;
  • Influencer les politiques nationales et sectorielles en matière de développement.

b.2. Organisation et fonctionnement

En lien avec les objectifs définis, les activités menées par les PFN peuvent être les suivantes :

  • Mener des actions de plaidoyer/appui des autres membres
  • Promouvoir l’image de marque de l’AIDR ; mettre en place un plan *de communication commun
  • Mutualiser les compétes/partage
  • Assurer l’élargissement de l’AIDR avec un mode de parrainage collectif
  • Initier des actions en commun au profit des membres
  • Assurer des formations en tant que prestataires
  • Soumissionner l’ensemble des projets (réponse à des appels à projets, définition de projets, etc.)
  • Préparer les AG de l’AIDR
  • Réaliser des publications ; organiser des forums thématiques. Promouvoir et réaliser des séminaires de formation.
  • S’impliquer dans les collectifs ONG du pays (postes stratégiques)
  • Tisser des alliances stratégiques avec certains partenaires
  • Mener des recherches sur des thèmes d’intérêt général.

Un outil en l’occurrence un « Fonds d’Appui aux Plates-formes » sera créé en 2012 pour accompagner la mise en œuvre de ces activités.

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a. Développement du site

Les travaux de construction du site web ont été entamés en 2010 avec l’élaboration des termes de référence et le choix du consultant. Il est fonctionnel depuis juin 2011 sous l’url www.aidr.org et comporte une partie « public » et une partie « intranet » pour les membres. Il a été conçu dans l’esprit d’une promotion globale de l’AIDR. Il comporte également des flux RSS entre le site du CIDR et celui de l’AIDR pour les offres d’emplois, flux qui seront progressivement étendus aux sites existants des autres membres. Il est possible de mettre sur le site des photos (portfolio) et des vidéos pour illustrer les différentes présentations. Des liens avec Google Earth permettent de localiser le siège de chaque structure membre.

b. Organisation d’un forum sur le développement économique local en Afrique

Dans le cadre des activités de « recherche-développement » l’AIDR a organisé à Ouagadougou le 20 octobre 2011 un forum international d’échanges sur le thème « A nouveaux enjeux, nouvelles approches et pratiques du développement économique local en Afrique ». L’organisation du Forum a connu trois étapes importantes : la préparation par un comité de pilotage et un comité logistique, la tenue du Forum et l’évaluation de l’activité par l’ensemble des membres en vue de tirer des leçons pour améliorer l’organisation des prochains Forums.

Le forum qui a réuni plus d’une centaine de participants venus essentiellement du pays d’accueil et des pays membres de l’AIDR a été organisé autour de huit études de cas sur les trois thèmes suivants :

  • Le rôle des collectivités locales dans la promotion du développement économique de leur territoire ;
  • Le développement des économies agricoles et le financement des chaînes de valeurs ;
  • La création d’emplois dans des villes intermédiaires et les quartiers populaires des grandes agglomérations.

Le rôle des collectivités locales dans la promotion du développement économique de leur territoire

  • Etude de cas sur la promotion d’une gouvernance économique régionale ‐ région de Diana - Madagascar
  • Etude de cas sur l’organisation pour le développement économique des territoires pour l’Alibori (ODETA) – Bénin
  • Une étude de cas sur le développement local et la finance inclusive : expérience de l’UNCDF à travers le PADEL/PNDL (Sénégal) de développement de stratégies et de plans d’action de finance inclusive pour le développement.

Le développement des économies agricoles et le financement des chaînes de valeur

  • Etude de cas sur l’accès au marché pour les petits et moyens producteurs agricoles : ESOP (Entreprises de Services et Organisations de Producteurs) dans la préfecture de Blitta au Togo
  • Etude de cas sur le financement des chaines de valeur agricole (Afrique de l’Est et Ghana)
  • Etude de cas sur promotion et le financement des chaînes de valeur et le développement d’une agriculture marchande ; cas du Réseau des Caisses Populaires du Burkina.

Création d’emplois dans les villes intermédiaires et quartiers populaires des grandes agglomérations

  • Etude de cas sur l’institution de crédit solidaire des villes secondaires de Garoua et de Maroua et la création d’emploi – Cameroun
  • Etude de cas sur les IMF, développement économique et territoires urbains : les interventions de WAGES‐Togo.

Les Actes du Forum sont disponibles en version intégrale sur le site de l’AIDR ; une vidéo résumant les grandes étapes du déroulement de ce Forum est également disponible sur le site de l’AIDR.

c. Evaluation du programme 2009-2011 de l’AIDR

Afin de préparer son nouveau plan triennal 2012-2014, l’AIDR a fait effectuer une évaluation externe de son programme d’activités 2009-2011.

Les objectifs de cette consultation étaient triples :

  • Evaluer quantitativement et qualitativement les activités effectivement menées et analyser et expliquer les écarts entre le prévu et le réalisé ;
  • Mesurer le degré de satisfaction des membres par rapport aux différentes activités et par rapport au mode de fonctionnement et de gouvernance du réseau ;
  • Proposer, à partir des points de vue des membres, des pistes de réflexion afin d’enrichir la formulation du programme 2012-2014 au niveau des enjeux globaux, des activités, de l’organisation, de la gouvernance, du dialogue institutionnel et financier avec des partenaires extérieurs.

Cette mission d’évaluation avait la particularité de se dérouler sur plusieurs pays dans lesquels les membres de l’AIDR sont dispersés. Le choix a été fait, dès le départ, d’en visiter certains (France, Bénin, Burkina Faso, Mali, Togo) et de se contenter de contacts indirects avec d’autres (Madagascar, Cameroun).

La mission a effectivement démarré à l’issue de la réunion de cadrage tenue avec les membres du Conseil d’Administration de l’AIDR le 11 juillet 2011 à Autrêches (France). L’évaluateur a pu tour à tour, sur la période juillet-septembre, rencontrer les membres de l’Alliance en France (CIDR, PAMIGA), au Togo (ETD, RAFIA, CREDI), au Bénin (CDEL), au Mali (AFAR, ICD, MIFED) et au Burkina Faso (APME2A, APIL). Une grille d’évaluation élaborée par ses soins a été envoyée aux structures du Cameroun et de Madagascar, ainsi qu’aux membres que la mission n’a pas pu rencontrer directement dans les pays visités.

Conformément aux propositions de la méthodologie d’intervention proposée, l’évaluateur a essayé de rencontrer, dans chacun des pays visités les structures membres de l’AIDR : le premier responsable de la structure, au moins un ou deux de ses collaborateurs directs, un ou deux de ses administrateurs, l’un ou l’autre de ses principaux bailleurs de fonds.

Le rapport d’évaluation est organisé en 4 parties : la première partie rappelle le contexte, les objectifs et le déroulement de la mission ; la seconde partie résume le contenu du rapport, la troisième fait état des principaux résultats de l’évaluation et la quatrième partie porte sur la préparation du plan triennal 2012-2014. Dans la troisième partie, l’évaluateur a fait état des résultats atteints sur chacune des missions de l’AIDR, ainsi qu’un récapitulatif des réalisations du cadre logique 2009-2011, suivi de commentaires et d’analyses sur les écarts.

Les interrogations, propositions et recommandations, ainsi que les principales interrogations du consultant et les risques potentiels sont en fin de paragraphes. Le dernier paragraphe développe les pistes de réflexion, les propositions et recommandations dans le cadre de la programmation future des activités du plan triennal 2012-2014.

Documents joints

Le management des connaissances au service du développement