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Bureau d’Appui Santé et Environnement

Rapport annuel 2017

L’année 2017 a été marquée par la poursuite des activités des terrains et au niveau institutionnelle.

Au titre des activités de l’institution : l’assemblée générale a examiné et approuvé les rapports d’activités et la révision des comptes de l’exercice 2016. La Commission d’Administration a approuvé le budget 2017 ; et a examiné le projet d’augmentation du nombre des membres de BASE, Deux réunions du Comité de Direction, organe d’exécution ont été tenues pour analyser et évaluer les résultats des activités des coordinations.

Membre de plusieurs réseaux d’organisations nationales et internationales, BASE a participé activement à plusieurs rencontres au Tchad et à l’étranger. Le partenariat avec Womens’s Hope International (WHI) s’est poursuivis avec la venue de la chargée de programme Tchad de WHI qui a permis de jeter les bases de ce partenariat. BASE et WHI ont été reçu au niveau du Ministère de la Santé Publique, successivement par la Directrice de la Santé de la Reproduction (DSR), le Directeur Général des Ressources et de la Planification, le Secrétaire Général du dit ministère et la responsable du Programme National de lutte contre les fistules qui ont permis d’appréhender les orientations et les priorités nationales et de confirmer la santé de la reproduction comme domaine prioritaire d’intervention du MSP. Une mission d’identification des besoins s’est rendue dans la DSR du Ouaddaï et à discuter avec les autorités sanitaires et s’en n’est suivies de visites des centres de santé qui a permis d’élaborer un document de synthèse qui servira de base pour le future projet. BASE, avec le soutien de ses partenaires, conduit un processus de renforcement de capacité de son personnel (12 personnes) dans les domaines de la planification stratégique, la gestion des projets axée sur les résultats, la « Gestion et le Développement communautaire de la prise en charge du VIH/Sida », la gestion des finances et les procédures de l’Union Européenne, les bases de communication et la « Maîtrise des fondamentaux de la gestion financière des projets ».

Au titre des projets : L’année 2017 a vu la poursuite des activités du projet de lutte contre le VIH et la tuberculose en milieu communautaire qui est un projet mis en œuvre dans le cadre du financement du Fonds mondial à travers le Fonds de Soutien aux Activités en matière de Population et de lutte contre le Sida (FOSAP) qui en est le récipiendaire principal. Le projet vise à rompre la chaîne de la transmission de ces deux maladies à travers une intervention communautaire à grande échelle, car le VIH et la tuberculose constituent un frein au développement économique et social du pays. Pour rappel, la lutte contre ces maladies se base essentiellement sur le dépistage précoce, la prise en charge, et la prévention.

Le projet a conduit à : la formation des 210 agents de santé communautaire sur la prévention des IST/VIH/SIDA chez les jeunes en milieu communautaire et dans les organisations des groupes de jeunes en milieu religieux, la formation de 60 femmes sur les violences basées sur le genre (VBG), la formation de 350 agents de santé communautaire à l’identification et à l’orientation des tousseurs de 15 jours et plus vers les CS et également à la recherche active des absents au traitement (perdus de vue), la validation du guide de communication sociale pour la prévention des violences basées sur le genre, l’éducation de 87 405 jeunes âgés de 15 à 24 ans en milieu communautaire et de 15.220 jeunes de la même tranche d’âge en milieu religieux, les plaidoyers organisés dans 5 grandes maisons d’arrêt pour faciliter les interventions dans le cadre des activités de prévention en faveur des prisonniers, le dépistage 144 personnes parmi les populations lacustres et insulaires des 5 villages à travers une consultation avancée/intégrée par trimestre (sensibilisation, screening des IST, screening de la TB, dépistage VIH, CPN, Paludisme), la réalisation de 56 séances de sensibilisation en milieu carcéral dans 05 grandes maisons d’arrêt du Tchad sur les thématiques suivantes : signes de la tuberculose, le mode de transmission, les moyens de prévention et les moyens de traitement, l’appui nutritionnel aux malades TB-MR à concerner en moyenne 36 malades par trimestre qui ont bénéficié régulièrement des vivres mensuellement soit une réalisation de 50 % par rapport au nombre de malades planifiés dans l’année, la fourniture mensuelle des kits hygiéniques composés de sceaux, de boules de savons, de papier hygiénique et des bavettes aux malades hospitalisés, le paiement mensuel des frais de transport et les frais de suivis biologiques aux malades qui est un facteur important qui permet aux malades de répondre aux rendez-vous des prescripteurs et pour le suivis de la mise en œuvre, trois supervisions ont été réalisées et ont permis de motiver et d’améliorer les compétences des SSR et agents de santé communautaire à s’impliquer d’avantage dans la mise en œuvre du projet.

L’année 2017 a vu également la poursuite des activités du Projet de la Prise en Charge de la Malnutrition Aigue Modérée dans la Région de Wadi-Fira financé par PAM qui a pour stratégie de consolider les acquis des interventions précédentes et continuer à étendre la prise en charge des enfants malnutris modérés pour une large couverture en réduisant en même temps le taux d’abandon. Elle s’appuie sur les activités communautaires et aussi l’implication des responsables des centres de santé et des autorités sanitaires de la région pour une pérennisation des acquis.

Le projet a eu des résultats pendant la période : 13 899 enfants malnutris modérés ont été pris en charge dans le programme répartis comme suit : Biltine : 6287, Guéreda : 4770, Iriba et Matadjana respectivement : 2842 et 5900 femmes sont prises en charge d’où 1786 à Biltine, 809 à Guéreda et 3305 à Iriba et Matadjana. Les indicateurs de performance sont conformes au protocole national ; le taux de guérison est de 95,81% à Biltine, de 93,06% à Guéreda et de 94,43% à Matadjana et Iriba. 100% de complétude et promptitude a été constaté en ce qui concerne les rapports ; deux missions conjointes de supervisions ont été réalisées pendant cette période, ces supervisions ont regroupés les équipes de PAM, BASE, de la DSR et des différents districts sanitaires de la région. Des manquements ont été constatés en termes de remplissage des outils de gestion dans la zone A et des recommandations ont été faites pour son amélioration. 96 mamans lumières et 75 groupements féminins ont été formées sur le dépistage actif des enfants dans les villages ; ils ont bénéficié aussi d’une formation sur l’utilisation des produits locaux pour lutter contre la malnutrition.

Le projet a sensibilisé 16.749 femmes à Biltine, 2.024 femmes à Guéreda et 3.195 femmes à Iriba et Matadjana sur les pratiques familiales essentielles et les causes directes de la malnutrition. Au total 367, 83 tonnes de vivres ont été servis sur 642, 74 prévus initialement. La principale contrainte rencontrée est la rupture des ATPE observée pendant la mise en œuvre du projet.

L’année 2017 a vu également le lancement en juin du projet REVANCHE (Résilience et Adaptation aux Vulnérabilités Climatiques, pour une Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle Durable au Tchad, Régions de Wadifira, Guerra et Ouaddaï) financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par CARE international en consortium avec BASE pour ce qui est du volet nutrition dans les régions de Wadifira, du Ouaddaï Le volet promotion des bonnes pratiques alimentaires, nutritionnelles et d’hygiène qui est confié à BASE, comprend les techniques de dépistage de la malnutrition, de sa prise en charge communautaire et de prévention ; des appuis techniques en intrants seront apportés aux structures pour la prise en charge des cas sévères. L’amélioration de l’accès à l’eau potable se fera par la construction de mini-adduction d’eau solaire.

La mise en œuvre de ce projet a démarré en juin 2017 et L’implication des communautés dans les premières activités est très encourageante dans l’accroissement de la résilience.

Plusieurs ateliers de présentation du projet et des critères de ciblage et validation ont été effectués au niveau des Comités. Un atelier de pré-ciblage a été tenu pour cibler les villages selon les paquets d’activités prévues sur la base des expériences et des connaissances du milieu. Les cartographies des projets antérieurs tels que projet ECHO, projet FACER ont été mises à contribution pour réaliser ce pré-ciblage. Trois réunions structurées avec les services techniques de l’état des différents secteurs visés par le projet tel que les délégations et les districts sanitaires, 200 Mamans lumières et 200 relais communautaires ont été identifiées ; les activités de dépistage ont été lancées dans les deux départements ; 10.788 enfants de 6- 59 mois dépistés dont 201 MAM (soit 20,8%) et 108 MAS (soit 10,05%) dans le département de Bitine et 6.330 enfants de 6- 59 mois dépistés dont 921 MAM (soit 14,5%) et 183 MAS (soit 2,9%) dans le département de Ouara.

Le processus de construction de 4 mini-adductions d’eau alimentée par un système solaire dans 4 villages est lancé ; les appels d’offre pour la réalisation des études géophysique et des évaluations environnementales sont publiés.

Documents joints

Le management des connaissances au service du développement