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COMORES - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure
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Sommaire
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Source : Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
Politique extérieure
L’Union des Comores appartient à l’Organisation de la Conférence Islamique et à la Ligue arabe. Elle fait partie de la Commission de l’Océan Indien (COI) dont elle a assuré la Présidence jusqu’au 31 mars 2009, et du COMESA dont elle a rejoint la zone de libre échange. Les Comores ont vécu isolées de la communauté internationale après le coup d’Etat de 1999, mais elles ont retrouvé leur place au sommet de l’UA après l’élection de 2001 et les réformes institutionnelles intervenues dans la foulée (2001 et 2003).
Dès son élection, le président Sambi a entrepris de développer des relations avec les pays arabes dont il souhaite attirer les investisseurs (Arabie saoudite, Emirats, Koweït, Libye) et l’Iran, avec lequel il souhaite développer une coopération civile et militaire. Cette dernière orientation s’est concrétisée par une visite du Président Ahmadinejad à Moroni, le 25 février 2008, lors de laquelle ont été signés plusieurs accords de coopération (formation professionnelle, aide à la Mmawe, société nationale d’eau et d’électricité, pour 4 millions de $, création de microentreprises pour 10 millions de $, aide à la construction de 1000 logements populaires), et d’approuver le principe d’une coopération militaire (fournitures de matériels logistiques et d’armes, formation et encadrement in situ, etc.).
Les relations avec la Chine sont excellentes depuis l’indépendance (présence d’un ambassadeur à Moroni) et ce pays est aussi présent dans le domaine de la coopération : construction du Palais du Peuple, appui à l’hôpital de Mitsamiouli, actions de formation professionnelle et, plus récemment, concours de 1 million de dollars pour l’apurement du gap budgétaire 2008 dans le cadre des négociations avec le FMI.
Relations bilatérales
Relations politiques
La question de Mayotte, que les Comores n’ont cessé de revendiquer depuis 1975, est au cœur de la relation bilatérale. Les Comores acceptent depuis 1994 de reporter annuellement l’examen du point Mayotte de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale des Nations Unies. D’un commun accord, la France et les Comores ont décidé de maintenir le dialogue sur la question de Mayotte dans un cadre strictement bilatéral.
Des discussions sur les conditions de circulation des personnes et des biens entre Mayotte et les Comores et les perspectives de coopération régionale ont eu lieu lors de la commission mixte franco-comorienne (avril 2005). La question de l’immigration comorienne à Mayotte reste sensible. L’année 2006 a vu une nette augmentation des reconduites à la frontières (14.300 contre 7.655 en 2005 et 8.600 en 2004), évolution confirmée en 2007 et 2008 (16 000) malgré ou à cause de la crise d’Anjouan.
Lors de leur entretien du 28 septembre 2007, les présidents Sarkozy et Sambi ont convenu que le rattachement de Mayotte aux Comores devait être recherché par l’intégration économique entre les îles et le renforcement de l’Etat de droit aux Comores, pour les rendre plus attractives vis-à-vis de Mayotte.
L’annonce d’une consultation le 29 mars 2009 sur l’accès de Mayotte au statut de DOM a contribué à de nouvelles tensions entre la France et les Comores : la question de Mayotte demeurerait à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale des Nations Unies, mais sans débat, tandis que la délégation comorienne faisait adopter au 12ème Sommet de l’UA à Addis-Abeba en février 2009, une décision approuvée par les seuls 16 chefs d’Etat et de Gouvernement présents, condamnant cette consultation, mais reclassée en « décision du conseil exécutif » des ministres (des affaires étrangères) et non en point du « Sommet des Chefs d’Etats ». Le Président Sambi a également obtenu la condamnation de la consultation par le Sommet de la Ligue Arabe tenu à Doha au Qatar fin mars 2009 et de la Communauté des Etats Saharo-Sahéliens présidé par le Président Kadhafi à Sabratha en Libye les 29 et 30 mai 2009.
Coopération culturelle, scientifique et technique
Ces dix dernières années ont été marquées par une importante réduction de la présence de la France, en raison de la crise politique et institutionnelle que connaissait le pays. Le volume de l’Aide publique au développement est passé de 18 M€ en 1997 à 10 M€ en 2003.
Sa relance a été consacrée par la réunion de la commission mixte franco-comorienne à Paris en avril 2005. Cette commission a permis de définir, en partenariat avec les Comoriens, les axes de la coopération civile et technique pour les années suivantes. La France s’est engagée à soutenir le renforcement de la gouvernance par une aide aux institutions. Les autres axes prioritaires de la coopération sont le développement humain (santé, éducation, coopération universitaire), le développement rural et les infrastructures.
Les deux parties se sont engagées à améliorer les conditions de circulation des personnes dans le but de limiter les passages clandestins entre les Comores et Mayotte et de les remplacer par des flux légaux et maîtrisés.
La France s’est également engagée à développer les échanges commerciaux entre les Comores et Mayotte afin de trouver des débouchés aux productions locales d’Anjouan et de fixer les populations rurales.
Le Document Cadre de Partenariat (DCP) conclu entre la France et les Comores en novembre 2006 s’inscrit dans la continuité de la Commission mixte. Il prévoit une concentration de l’aide publique au développement sur les secteurs de la Santé, de l’Agriculture et sur le soutien au secteur privé par la relance de la Banque de Développement des Comores. Il porte sur un total d’environ 88 M€ sur la période 2006-2010.
L’objectif est de contribuer à améliorer les conditions de vie de base des Comoriens et de promouvoir les activités productives (agriculture, petites entreprises), afin de développer l’emploi local à Anjouan, de stabiliser les populations et de réduire la pression migratoire sur Mayotte.
Relations avec l’Union Européenne
Suite au coup d’Etat d’Aazali de 1999, la coopération de l’UE a été revue dans le cadre de l’article 366bis de la Convention de Lomé : des consultations ont été ouvertes, au terme desquelles une restriction des domaines de coopération a été décidée (décision du Conseil du 14 février 2000).
En juin 2002, la France a soutenu la reprise de la coopération pleine et entière de l’Union européenne. L’enveloppe au titre du 9ème FED (2002-2007), au terme de la revue de fin de parcours, se montait à 30,9 M€ (enveloppe A, dont 16,45 M€ concentrés sur l’éducation) + 6,3 M€ (enveloppe B). Les projets financés par le 9ème FED portent sur le secteur éducatif (16,45M€ : 51,5% de l’enveloppe A) et l’appui à la décentralisation (10,25M€). D’autres projets régionaux, mis en œuvre par la Commission de l’Océan Indien, bénéficient aux Comores (surveillance des pélagiques migrateurs à hauteur de 3,5M€, marquage des thons pour 14M€, gestion durable des ressources marines et côtières pour 18M€).
L’enveloppe pour le 10ème FED s’élèvera à 48,1M€ sur la période 2008-2013 (45 millions d’euros pour l’enveloppe A et 3,1 millions pour l’enveloppe B), avec une concentration sur les infrastructures de transport (27 M euros, soit 60%) et l’éducation (11,25 millions d’euros, soit 25 %), et une enveloppe transversale « gouvernance » de 6,75 millions d’euros.
La Commission a fermé sa représentation à Moroni en 2002. La délégation compétente pour les Comores se trouve à Maurice. Seul pays membre représenté sur place, la France demeure donc en première ligne.
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