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BENIN - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure

 

Sommaire

Logo article : BENIN - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure
Source : Ministère des Affaires Etrangères

Politique extérieure

- La politique étrangère du Bénin, malgré un poids économique modeste au sein de l’UEMOA, le place en position d’arbitre dans le traitement des crises de l’Afrique de l’Ouest et d’appui dans le dispositif de l’ONU. En effet, la stabilité du Bénin depuis quinze ans, dans une sous-région de l’Afrique de l’Ouest secouée par de graves crises politiques, en fait un médiateur reconnu sur la scène internationale. Il est donc devenu un acteur recherché dans toutes les négociations, qu’elles soient politiques ou économiques.

- Le Bénin participe aux opérations de maintien de la paix menées par la CEDEAO et l’ONU. Il a deployé des contingents au Liberia, en Guinee Bissau et est, actuellement le plus gros contributeur de troupes dans le cadre de la MICECI en Côte-d’Ivoire. Il participe a la MINUCI, opération de maintien de l’ordre mise en place par le Conseil de sécurité pour la Côte-d’Ivoire et vient d’envoyer un contingent de 750 hommes au sein de la MONUC en RDC. Son action résolue en faveur du maintien de la paix dans la sous-région lui a valu d’être retenu pour accueillir, à la fin de l’année 2004, l’exercice sur le terrain du cycle RECAMP IV, avec la participation des pays de la CEDEAO.

- Sur le plan économique, le Bénin est le porte parole des pays ouest-africains producteurs de coton (avec le Burkina Faso, le Mali et le Tchad) qui ont entraîné l’échec de la négociation à l’OMC, à Cancun, sur le coton. Il continue d’être, à Genève, le pays moteur et revendicatif de ces négociations dont l’objectif est la disparition des subventions aux agriculteurs européens et surtout américains. Le Bénin a assuré, pendant deux ans, jusqu’en décembre 2005, la présidence du Conseil des ministres des finances de l’UEMOA. Par sa position géographique stratégique par rapport aux pays enclavés (Burkina Faso, Mali, Niger) et la bonne santé de son économie jusqu’en 2003, le Bénin est alors apparu comme ’’un maillon fort’’ de l’Union.

- Le Bénin, respectueux du droit international, a annoncé qu’il appliquerait la décision de la Cour internationale de justice qui attribue l’île de Lété au Niger. Le président BONI YAYI s’est obligé pendant ses deux premiers mois de mandat à entamer une série de visites régionales pour se présenter à tous ses homologues, dont la plupart avaient assisté à son investiture du 8 avril 2006. Il vient de rendre deux visites au président gabonnais BONGO ONDIMBA et au président congolais SASSOU NGUESSO, président de l’Union africaine. De même, il vient d’assister, à Tripoli, au 8ème Sommet de la CEN-SAD.

- Enfin, le Bénin a fait de la francophonie l’un des axes de sa politique étrangère, en s’engageant très tôt dans la francophonie institutionnelle. Cotonou a accueilli, en 1995, le Sommet des chefs d’Etat des pays ayant le français en partage. Le Bénin joue un rôle important par l’intermédiaire des programmes de l’AUF et, sur le plan linguistique, par le développement du CEBELAE (centre béninois des langues étrangères) en direction du Nigeria, du Ghana et de la Guinée équatoriale. Pllusieurs villes du Bénin sont membres de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).

Relations bilatérales

Relations politiques

Les relations entre la France et le Bénin se sont resserrées depuis 1990. Plusieurs visites ont eu lieu ces dernières années :

- Le président de la République a effectué une visite officielle au Bénin en décembre 1995, en marge du Sommet de la francophonie.

- Le président KEREKOU est venu en France en visite officielle en octobre 1996, puis a été reçu par le président de la République, lors de nombreuses visites privées, notamment entre 1998 et 2002. Il a effectué une visite officielle du 9 au 12 décembre 2002. Il a, à nouveau, effectué une visite officielle en France, du 24 au 26 novembre 2005. Durant cette dernièrer visite en tant que président de la République du Bénin, le président KEREKOU a été honoré par l’ensemble de ses interlocuteurs français comme l’homme qui a permis l’ancrage de la politique au Bénin. Mme ALLIOT-MARIE, ministre de la Défense, s’était rendue au Bénin en décembre 2004, dans le cadre de « RECAMP IV ». Mme GIRARDIN, ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie s’est rendu au Bénin les 3 et 4 septembre 2005, en compagnie de M. LAMOUR, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. Plus récemment, M. BAS, ministère délégué chargé de la Sécurité sociale, de la Famille, des Personnes handicapées et des Personnes âgées a assisté, le 8 avril 2006 à l’investiture du président BONI YAYI.

- La ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme GIRARDIN, s’est rendue en visite officielle à Cotonou, le 9 février 2007.

- Le ministre de l’Immigration, de l’Identité nationale, de l’Intégration et du Co-développement, M. HORTEFEUX, a effectué une visite officielle à Cotonou, le 10 juin 2007.

- Enfin, Le président BONI YAYI a effectué une visite de travail en France du 18 au 20 juillet 2007. A cette occasion, il a été reçu par M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, et s’est entretenu notamment avec M. Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Identité nationale, de l’Intégration et du Co-développement ainsi qu’avec M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération, au Développement et à la Francophonie.

Relations économiques

- Tant sur le plan des échanges commerciaux que sur le plan des investissements, la France demeure le principal partenaire économique du Bénin. Toutefois, malgré un excédent favorable en faveur de la France (167 millions d’euros en 2005), nos exportations régressent depuis quatre ans tandis que nos investissements marquent le pas à un niveau modeste (51 millions d’euros).

- De source statistique béninoise, la France, qui dispose en 2005 d’une part de marché de 18,4%, reste le premier fournisseur du Bénin. Selon les données des douanes françaises, le Bénin, qui a absorbé 0,05% des exportations françaises en 2005, occupe une place modeste dans le commerce extérieur de la France. Il n’est en effet classé qu’au 92ème rang (sur 228) de nos clients dans le monde mais représente néanmoins le 14ème client de la France en Afrique subsaharienne et son 9ème client en zone franc.

- Selon la Banque de France, notre pays détenait, en 2005, 51 millions d’euros d’investissements au Bénin qui se trouve ainsi placé au 91ème rang des pays d’accueil de nos investissements (soit 0,01% des stocks d’IDE détenus par notre pays à l’étranger). De source béninoise, la France, qui détiendrait encore près de 10% de l’IDE au Bénin, y resterait cependant le premier investisseur étranger. Les implantations francaises contribueraient même à plus de 15% au PIB du pays et assurerait plus de 15% de ses recettes fiscales. Toutefois, ce sont surtout les privatisations menées entre 1998 et 2002 qui ont conduit à l’arrivée de nouveaux acteurs français.

Coopération culturelle, scientifique et technique

- La coopération entre la France et le Bénin est de plus en plus harmonisée avec celle des autres partenaires au développement du Bénin. La France est au 6ème rang des contributeurs à l’aide extérieure du Bénin, après l’Union Européenne, la Banque mondiale (AID), le Danemark, l’Allemagne et les Etats-Unis (il convient néanmoins de préciser qu’en sus, la France contribue au Fonds européen de développement à hauteur de 25 %).

- Les axes stratégiques de la coopération entre la France et le Bénin sont définis par le document-cadre de partenariat (DCP), signé le 25 novembre 2005, à Paris, lors de la visite officielle de fin de mandat du président KEREKOU. Ce DCP couvre la période 2006-2010. Il recense environ 24 millions d’euros de « reste à décaisser » sur les projets et programmes en cours, et une enveloppe indicative de 100 millions d’euros d’engagements nouveaux sur la période. Le DCP s’inscrit en totale cohérence avec le document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) du Bénin (période 2003-2005), et s’adaptera, en tant que de besoin, au DSRP-2 (période 2007-2009) en cours d’élaboration.

Par ailleurs, le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) assure l’appui aux secteurs transversaux que sont la gouvernance démocratique et financière, la sécurité intérieure, l’enseignement supérieur, la culture et la francophonie.

Relations avec l’Union européenne

- L’Union européenne a salué, dans une déclaration du 6 avril 2001, le bon déroulement du scrutin présidentiel de mars à l’occasion duquel le peuple béninois a pu manifester sa volonté dans un esprit de responsabilité et de civisme. L’UE a également appelé les pouvoirs publics béninois dans leur ensemble à poursuivre l’approfondissement du processus démocratique engagé, par la mise en oeuvre effective des lois de décentralisation et à relancer avec détermination les autres réformes structurelles qui permettront de favoriser la croissance et de réduire la pauvreté.

- Les bonnes relations de coopération se traduisent par l’augmentation significative de l’enveloppe du 9 ème FED (274 M€) par rapport au 8ème (120 M€ ) et au 7ème FED (93,8 M€). En 2001, l’aide de l’Union européenne s’est élevée à 28 M€ (14% de l’aide multilatérale totale). En octobre 2002, le Bénin et l’Union Européenne ont signé le protocole d’accord relatif au programme indicatif national du Fonds européen de développement, pour un montant de 180 milliards de francs CFA, destiné à accompagner le développement du Bénin durant les cinq prochaines années.


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