Accueil du site > Programmes et rapports > 150 - Rapport Assembée Générale - Octobre 2016 à Cotonou

150 - Rapport Assembée Générale - Octobre 2016 à Cotonou

L’Alliance Internationale de Développement et de Recherche (AIDR) a tenu sa deuxième Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de l’année 2016 à Cotonou (Bénin), du 17 au 21 octobre à Sea View Hotel. L’AGO a été ouverte par M. ABITOR Komi, Président de l’AIDR avec un mot d’accueil des participants suivi de l’observation d’une minute de silence en mémoire de la mère de la Directrice de CDEL (Aline Adjibi Dato, Coordonnatrice de la PF AIDR Bénin) rappelée à Dieu à la veille de l’AGO. En rappel à l’article 14 des statuts et l’article 3 du règlement intérieur de l’AIDR, pour délibérer valablement, l’AGO doit réunir les 2/3 membres présents et présentés soit 20 sur 29. Au total 28 structures membres étaient présentes contre 1 absence (IPAR). Le quorum étant atteint, l’AGO a pu délibérer sur l’ordre du jour qui a été passé en revue et adopté par les membres.

Le programme de l’AGO a été bâti autour des points suivants :

  • Le développement du réseau régional ;
  • Les activités du dispositif d’appui technique AIDR  ;
  • La session de formation sur Social Business Scorecard (SBS) ;
  • Le Programmes des triennaux des Plates-Formes nationales ;
  • La vie associative.

Trois (3) faits marquants ont caractérisé cette Assemblée Générale de Cotonou : (i) l’information sur la reconnaissance institutionnelle de l’AIDR au Burkina Faso ; (ii) la formation des leaders et cadres de l’AIDR sur Social Business Scorecard (SBS) ; (iii) l’invitation de cinq (5) nouvelles structures qui ont soumis leur candidature pour l’adhésion à l’AIDR et dont quatre (4) ont été acceptées.

La reconnaissance institutionnelle de l’AIDR était en attente dans 4 pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun et Sénégal) où il y a des preuves matérielles certifiant le dépôt des dossiers par les PFN. L’AGO a annoncé que le Burkina Faso a accordé à l’AIDR par arrêté ministériel N°02016-0041/IMATDSIISGIDGLPAPIDOASOC, une reconnaissance institutionnelle permettant ainsi au réseau régional d’exercer ses activités sur le territoire burkinabè.

S’agissant de la formation, les deuxième et troisième jours de l’AGO ont été marqués par une session de formation sur Social Business Scorecard et l’analyse des plans de gestion des performances sociales de six structures membres de l’AIDR accompagnées par CERISE.

Rappelons que l’AIDR travaille en appui à ses structures membres pour leur professionnalisation, dans les domaines du développement des agricultures familiales, de la finance inclusive, du développement économique local et le financement des PME, la gestion des systèmes de santé et la micro-assurance santé, l’éducation, les dynamiques de territoire, l’appui au processus de décentralisation et la gouvernance locale.

De façon spécifique, l’AIDR promeut par la mise en réseau, l’accompagnement et le renforcement de structures fortement impliquées dans l’amélioration du capital social de leurs bénéficiaires. C’est dans ce cadre que l’AIDR a organisé en 2014 avec l’appui de CERISE un atelier d’échange sur les concepts et mesures des performances sociales. Cet atelier et les phases d’échanges qui ont suivi ont contribué à la sensibilisation des structures membres de l’AIDR à l’intérêt de l’évaluation sociale et la mise en place d’un processus participatif pour la définition d’un cadre d’évaluation sociale applicable aux structures de l’AIDR.

Pour ce qui concerne l’admission de nouvelles structures, à l’issue de l’audition des structures invitées les quatre (4) ont été provisoirement admises à l’AIDR portant ainsi le nombre de membres du réseau régional de 29 à 33 et le nombre de pays d’implantation en Afrique de 9 à 10 avec l’admission de deux (2) structures du Congo Brazzaville. Les nouvelles structures dmises à l’AIDR de présentent comme suit :

a) Forum des jeunes entrepreneurs du Congo (Fjec)

Représenté par M. Paul Kampakol, le Fjec est une ONG d’appui à l’insertion économique et sociale par la promotion de l’initiative. Il a pour objectif d’appuyer les initiatives individuelles et collectives tout en contribuant à la naissance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs au Congo. De façon spécifique, l’organisation :

  • Accompagne les promoteurs d’initiatives économiques de base dans toutes les phases de maturation de leurs projets ;
  • Assure des prestations des services aux promoteurs d’initiatives agropastorales en milieu urbain et rural ;
  • Mettre à la disposition des porteurs d’initiatives économiques et des acteurs de la société civile des outils de communication et de promotion adaptés à leurs besoins ;
  • Contribuer à l’inclusion financière par le financement des initiatives économiques et la promotion de la solidarité financière.

b) Médecins d’Afrique

Créé en 1993 par deux jeunes médecins et un économiste Congolais comme une plate-forme de travail, Médecins d’Afrique a été déclaré officiellement au Congo en 1995.

MDA a pour mission de : (i) promouvoir les soins de santé primaires en Afrique avec une attention particulière sur le couple mère-enfant ; (ii) contribuer à la constitution d’équipes de santé, facilement mobilisables, capables d’intervenir partout en Afrique en cas de conflits, d’épidémies ou de catastrophes, en vue d’une assistance médicale et nutritionnelle d’urgence. L’organisation s’engage aux côtés des pouvoirs publics dans la mise en place du plan national du développement sanitaire et met à disposition des équipes prêtes à intervenir sur place en cas de conflits, épidémies ou catastrophes.

Depuis janvier 2000, les membres de MEDECINS D’AFRIQUE travaillent à (i)) implanter des antennes de MEDECINS D’AFRIQUE dans d’autres pays d’Afrique, avec le désir de pouvoir intervenir partout où est présente la diaspora africaine ; (ii) vulgariser l’expérience de Médecins d’Afrique au profit du développement intégral de l’Afrique et de sa diaspora.

c) Association Malienne d’Eveil au Développement Durable (AMEDD)

AMEDD est une ONG de droit malien créée en 1998 qui a pour mission l’amélioration du cadre de vie et des conditions d’existence des populations en vue de leur autonomisation, solidarité et prospérité. Elle a pour but de :

  • Rechercher des alternatives permettant l’amélioration des conditions d’existence des communautés ;
  • Eveiller les dynamiques des acteurs locaux pour la gestion durable de l’espace et des ressources naturelles ;
  • Créer des aptitudes et du savoir-faire dans les organisations communautaires de base pour la mise en valeur des potentialités ;
  • Concevoir et mettre en œuvre des projets /programmes de développement basés sur les 3 piliers du développement durable (l’écologie, l’économie et le social). L’accomplissement de cette mission passe par l’initiation de projets de développement qui s’inscrive dans une dynamique de valorisation, considération, participation et pérennisation.

Le siège social, propre à l’ONG, est situé à Koutiala avec des Bureaux à Yorosso, Bougouni et Bamako. AMEDD met en œuvre une vingtaine de projets à travers 3 départements : Département de maîtrise des ressources de la nature ; Département dynamique économique ; Département développement social et ’’empowerment.’’

d) CONCEPT

Concept a été créée par le personnel d’une ONG dénommée Sauvegarde du Nord basée à Lille en France au moment du désengagement de celle-ci du Sénégal en 1995 après huit années d’activités. L’organisation a obtenu son récépissé d’Association en 1996 délivré par le Ministre de l’Intérieur sous le numéro 009248 MINT/DAGAT du 19/04/1996. Elle a obtenu son statut d’ONG par arrêté du Ministère du Développement Social en 2002.

CONCEPT vise 3 principaux objectifs :

  • Contribuer au développement des initiatives à la base, de l’expertise, de la reconnaissance et de la participation des acteurs au choix des politiques et programmes de développement ;
  • Appuyer les secteurs porteurs dont l’artisanat et l’agro-alimentaire en priorité dans tous leurs segments : organisation, formation technique, accès aux marchés plus rémunérateurs et aux financements dont les plus innovants, amélioration des conditions et contenus de la formation des jeunes ;
  • Proposer et animer des cadres de réflexion et d’action pour enrichir et améliorer les stratégies du développement.

Le champ d’action de CONCEPT couvre l’appui à l’artisanat ; les pouvoirs économiques des femmes ; les pouvoirs économiques des jeunes ; la promotion de la bonne gouvernance et de la citoyenneté. Au plan de la reconnaissance institutionnelle de l’AIDR, quatre dossiers étaient en attentes dans 4 pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun et Sénégal).

Documents joints

Le management des connaissances au service du développement